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Les prix de l'immobilier en baisse à Paris

La capitale entame une baisse des prix à la fin de l'année

La capitale entame une baisse des prix à la fin de l'année - dr

Les prix de l’immobilier ancien se sont repliés de 0,4 % dans la capitale, selon le dernier baromètre* publié par le réseau Meilleursagents.com. En Ile-de-France, le réseau observe une baisse de 1 %.

« L’atterrissage des prix parisiens a, d’après nous, déjà commencé », estime Sébastien de Lafond, président de Meilleursagents.com. Et pour cause, le réseau chiffre à 0,4 % la baisse des prix parisiens en moyenne en novembre, après ce qu’il juge « un sursaut (…) temporaire » de +1,5 % en octobre. Mais que les vendeurs pas trop gourmands se rassurent : « les biens de bonne qualité d’une valeur inférieure à 350 000 € situés dans le centre de Paris se vendent toujours rapidement et cher », estime le dirigeant.

A noter que si la tendance n’est pas encore enregistrée par les chiffres des Notaires d’Ile-de-France, ceux de Meilleursagents, « basés sur les dernières promesses de vente, devraient certainement être confirmés » par les officiers ministériels dans le courant de l'année 2012, fait valoir le réseau. Un pronostic partagé, pour ce qui est de l'hexagone, à la fois par les agents immobiliers de la Fnaim et par l'agence de notation Standard & Poor's, qui prévoit une contraction des prix de l'ordre de 5 à 10 %.

Jusqu'à -1,5 % en Ile-de-France

La petite couronne enregistre quant à elle un repli de 1 %, et la grande couronne de 1,5 %. Les acheteurs ont donc, semble-t-il, repris la main également en banlieue. D’après le réseau, environ 40% des acheteurs ont bénéficié du Prêt à taux zéro renforcé (PTZ+) « en grande couronne et dans les zones les moins chères de la proche banlieue là où les prix sont restés inférieurs à 4 000€ / m² ». La tendance pourrait donc s’accentuer dès le début de l'année prochaine, avec la fin annoncée de cette aide à l’accession dans l’ancien, anticipent les professionnels.

Délais de vente rallongés

Enfin, les délais de transaction, indicateurs de l’état de santé du marché, sont nettement plus longs. Près du double d'il y a quelques mois. Les biens se vendent en effet en 6 semaines voire plus à Paris, « alors qu’au printemps 2011, il fallait en moyenne 20 jours pour trouver un acquéreur » Même chose en région, où les délais moyens constatés par le réseau sont passés de 40 à 80 jours.

*Baromètre reposant sur l’ensemble des transactions (promesses de vente signées après expiration du délai légal de rétractation de 7 jours) réalisées par plus de 400 agences MeilleursAgents.com et enregistrées en temps réel.

André Figeard