BFM Immo

Le marché immobilier de Lège-Cap-Ferret se porte bien

Vue sur la presqu'île de Lège-Cap-Ferret

Vue sur la presqu'île de Lège-Cap-Ferret - dr

Depuis quelques mois, l’immobilier de Lège-Cap ferret est marqué par une hausse des transactions. Mais il reste confronté à des prix surévalués qui bloquent la demande. Pour acquérir un bien dans cette commune forte de onze villages, il faut compter, en moyenne, entre 5000 euros et 10 000 euros du mètre carré. Portrait du marché local.

Lège-Cap-Ferret est une ville qui s’étend sur une presqu’île éponyme de 25 kilomètres de long. « C’est un marché de littoral qui comprend beaucoup de résidences secondaires », affirme Brigitte Baillet, responsable de l’agence Grisel, route du Cap-Ferret. Et depuis quelques mois, l’immobilier local assiste à un rebond des transactions. « L’après-crise a retardé les achats et les prix ont baissé de 7,5 % », déclare Mickael Oberkugler, chasseur immobilier travaillant pour le compte de Detectimmobilier.com. De ce fait, il est plus facile pour les acquéreurs d’y acheter un bien. Il faut compter en moyenne 750 000 euros pour s’offrir une maison de trois chambres, sur un terrain de 800 mètres carrés. De quoi faire fuir les primo-accédants, très peu présents. Pour sa part, le marché locatif se maintient. Benoit Drivet, de l’agence cap Immo, explique cela par l’effet des « Petits mouchoirs », le film de Guillaume Canet tourné sur la presqu’île : « On a pu constater que les réservations se faisaient de plus en plus tôt. Les gens s’y prennent en décembre alors qu’avant, ils s’y prenaient deux, voire trois mois après ».

La pointe du Ferret fortement prisée

Même si l’ensemble de la commune est très demandé, on constate que la pointe du Ferret est le lieu le plus prisé de la presqu’île. Et c’est notamment le quartier des « 44 hectares » qui suscite la plus forte demande. Un espace privé, sauvage, préservé par des lois environnementales où vivent quelques personnalités du show-business. On y trouve soit des villas de rêve, soit des petites maisons de pêcheurs, typiques du coin, pour des prix pouvant dépasser les deux millions d’euros. Non loin des « 44 hectares », le quartier du phare, avec ses maisons pieds dans l’eau, attire également.

Le reste de Lège-Cap-Ferret vaut également le coup

La Vigne, Le Canon, Piraillan, Claouey, Andernos… a priori, personne ne connaît. Pourtant, avec leur port ostréicole, leurs villas construites à flanc de dunes et leurs cabanes de pêcheurs, ces villages bénéficient d’une situation exceptionnelle. A l’instar du Cap-Ferret, ces lieux possèdent un côté Océan et un côté bassin. A Piraillan, Brigitte Baillet a vendu « une maison avec 1 000 mètres carrés de parcelle et une piscine, pour 750 000 euros ». Un bien relativement cher, qui aurait coûté cinq fois plus sur le Ferret. En effet, le prix du foncier augmente au fur et à mesure que l’on s’enfonce vers la pointe de la presqu’île.

Darius Kachani