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Sotchi : Les JO bousculent le marché immobilier local

L'immobilier fait du yo-yo dans la ville olympique de Sotchi

L'immobilier fait du yo-yo dans la ville olympique de Sotchi - Wikimedia Commons

Depuis le début des chantiers immobiliers, Sotchi a connu un grand boom. Cependant, l’avenir de beaucoup de construction reste incertain ce qui entraîne une baisse des prix…

C’était en 2007… Sotchi gagnait l'organisation des JO. Une enquête des Echos nous apprend que depuis cette date, le marché immobilier fait du yo-yo dans la cité balnéaire au bord de la mer Noire et aux pieds des montagnes du Caucase.

Les JO ont provoqué un vif intérêt chez les investisseurs russes. A Moscou comme dans d'autres grandes villes, notamment en Sibérie où beaucoup cherchent à recycler l'argent des pétrodollars. « Hasard des circonstances, notre boom immobilier local a coïncidé avec la crise mondiale, qui nous a largement épargnés : beaucoup de Russes ont alors vu qu'il valait mieux ne pas garder des liquidités et ils se sont mis à acheter des appartements ici », explique au journal économique Maria Chichkina, directrice de Lidersochi, l'une des principales agences immobilières de la ville.

« Un marché immobilier de la destruction »

Aujourd'hui ce n'est pas le même son de cloche dans la ville : « le grand marché prometteur à Sotchi n'est pas celui de la construction mais au contraire celui de… la destruction ! », ironise Alexeï Chevtchenko, spécialiste du marché immobilier dans la ville olympique. « Les prix ont bien baissé depuis 2007, de 50 % dans certains cas. Une situation tout en paradoxe qui, difficilement compréhensible par les Occidentaux, s'explique ici par un maître mot : la corruption », prévient-il. Le quotidien de citer l'exemple de promoteurs qui ont eu l'autorisation de construire un bâtiment de deux étages, mais en ont ajouté deux autres, sans en avoir l'autorisation.

Tout le monde attend désormais l'après JO. Au cours des derniers mois, le marché s'est stabilisé. « C'est le bon moment pour investir dans l'immobilier ici », assure Maria Chichkina. Jusqu'à la prochaine baisse ?

Sacha Mauratille