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Les grandes fortunes russes font exploser à un niveau record les ventes immobilières à Dubaï

Les Russes se sont rués sur l'immobilier à Dubaï, afin de contourner les sanctions occidentales imposées depuis le début de la guerre en Ukraine.

Dubaï a annoncé lundi des transactions immobilières records de plus de 132 milliards d'euros en 2022, stimulées par un afflux important de ressortissants russes fuyant les sanctions occidentales qui frappent leur pays depuis l'invasion de l'Ukraine par Moscou.

Les Russes ont notamment acheté des propriétés dans certains des quartiers les plus prisés du riche émirat du Golfe, où l'immobilier, un secteur clé avec le tourisme et la finance, n'a cessé d'être traversé de soubresauts, comme la grave crise de 2009 ou la pandémie de Covid-19.

"Les transactions immobilières annuelles de Dubaï ont franchi pour la première fois la barre du demi-billion de dirhams", environ 132 milliards d'euros, a déclaré le service de communication du gouvernement de Dubaï, l'un des sept émirats qui composent les Emirats arabes unis. La valeur "record" de ces transactions s'élèvent à 528 milliards de dirhams en 2022, soit une augmentation de 76,5%" par rapport à l'année précédente, a-t-il précisé dans un communiqué.

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Avec ses grattes-ciels scintillants, ses villas de luxe et ses îles artificielles, le secteur de l'immobilier représente environ un tiers de l'économie de Dubaï et n'a cessé de croître depuis l'assouplissement des restrictions sanitaires liées à la pandémie.

Un marché immobilier fragile

Les Russes ont été les plus gros acheteurs internationaux de biens à Dubaï l'année dernière, a rapporté l'agence Bloomberg lundi, citant Betterhomes, important courtier immobilier implanté dans l'émirat.

"Le secteur immobilier de Dubaï a démontré sa capacité à maintenir sa croissance rapide et à renforcer son attractivité", s'est félicité Sultan Butti ben Mejren, chef de l'organisme foncier de l'émirat.

Mais le secteur a régulièrement montré ses fragilités par le passé. Avec des constructions tous azimuts qui pullulent en ville comme dans le désert, Dubaï a certes attiré de nombreux investisseurs du monde entier après avoir permis en 2002 aux étrangers d'accéder à la propriété.

Les prix avaient atteint un record en 2008, sous l'effet de la spéculation, mais ont lourdement chuté après la crise de liquidités qui a accompagné le crash financier de 2009, faisant perdre au secteur la moitié de sa valeur. Depuis il a oscillé entre hausses et ralentissements face à une offre abondante.

JLD avec AFP