BFM Immo

Crédit immobilier : 2016, c'est maintenant !

BFM Immo
Si la remontée des taux a été avérée durant l’été, depuis le mois de septembre, le mouvement s’est atténué au profit d’une stabilité des taux qui devrait se prolonger au moins jusqu’à à la fin de l’année.

Après un été marqué par des hausses de taux pouvant atteindre jusqu’à 0,30 point sur un mois, on note une certaine accalmie depuis le mois de septembre. Peu de banques ont modifié leurs taux de crédit immobilier, même si quelques hausses ont encore été constatées… Certaines - dont une grande banque nationale - ont même procédé à des baisses de 0,10 %. Certes, les écarts demeurent importants d’une banque à l’autre - et au sein même des banques selon les profils - mais cette accalmie témoigne de leur volonté de rester compétitives pour préparer dès maintenant la production de crédits de 2016. En effet, les crédits demandés à partir de fin octobre seront comptabilisés dans la production de crédits de 2016 que les banques anticipent d’ores et déjà comme élevée.

Pour rappel, 2015 devrait être une année record avec une production d’environ 170 milliards d’euros, contre 114 milliards en 2014. Cette très forte activité s’explique en partie par l’envolée des renégociations de prêts, sur lesquelles il ne faudra plus compter en 2016. Si au 1er semestre 2015, la part des renégociations représentait 40 % des demandes de prêts en moyenne, ce chiffre a progressivement diminué depuis fin août pour atteindre moins de 20 % actuellement. Deux raisons à cela : la plupart des crédits immobiliers qui pouvaient être renégociés l’ont déjà été et pour les autres, la légère remontée des taux rend l’opération moins avantageuse. En outre, les crédits récents, accordés depuis début 2014 l’ont été à des taux attractifs ne nécessitant pas de renégociation.

Ainsi le mouvement de remontée des taux enclenché avant l’été n’aura finalement pas duré car l’engorgement de dossiers de prêts dans les banques s’est progressivement résorbé en septembre, les taux d’emprunt d’Etat ont beaucoup diminué pour retomber au niveau de juin 2015 et les banques ont poursuivi leur politique de taux attractifs, malgré des objectifs de production déjà atteints. Dans ce contexte et avec un mouvement de renégociations qui devrait se tarir, les taux devraient rester désormais très avantageux et pourraient même rebaisser légèrement dans les prochaines semaines pour conquérir de nouveaux emprunteurs, car pour les banques, c’est maintenant que se prépare la production 2016.

Sandrine Allonier