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Malgré la crise, les ménages aisés restent optimistes pour l'immobilier de prestige

L'immobilier de luxe résiste

L'immobilier de luxe résiste - Bertrand Guay - AFP

Un sondage réalisé par Propriétés Le Figaro montre que 66% des personnes interrogées souhaitent acheter dans les deux ans et 69% ont le sentiment que la période reste propice à l’acquisition.

L'immobilier de prestige résiste bien à la crise actuelle. Un sondage* réalisé par Propriétés Le Figaro montre que l'appétence des potentiels acquéreurs demeure intacte. 66% des personnes aisées interrogées (voir méthodologie ci-dessous) souhaitent acheter dans les deux ans et 69% ont le sentiment que la période reste propice à l’acquisition. Les personnes interrogées semblent plutôt optimistes concernant l’orientation du marché de l’immobilier (56%) et a fortiori celui des biens de prestige (69%).

Mais Propriétés Le Figaro note un changement. Si l’achat d’une résidence principale reste prioritaire (57%), la volonté d’acquérir une résidence secondaire devient de plus en plus prégnante chez cette clientèle privilégiée (31% ; +5pts) en particulier pour un usage personnel. Pour cela, la Normandie et la Bretagne (26% ; +3pts) ainsi que la Provence (14% ; +2pts) sont les régions les plus plébiscitées.

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Prudents pour l'avenir

"La présence d’un jardin revêt également un caractère prioritaire depuis le premier confinement (16%). L’étude note par ailleurs que le budget des acquéreurs pour acheter le bien de leurs rêves est sensiblement plus élevé qu’en 2019 : près d’un acquéreur sur 5 dispose d’un budget d’1,5 millions d’euros (+ 3pts)", précise l'étude.

Néanmoins, les professionnels du secteur restent prudents pour cette année qui débute. En effet, certains points restent bloquants: l’attractivité de la France et de Paris (63% ; -11pts), le contexte sanitaire (29% ; -11pts), et les prix de l’immobilier (58% -9pts) subissent les plus fortes baisses. La conviction qu’il existe aujourd’hui une bulle immobilière en France (67%) ou à Paris (74%) est encore palpable, et le logement parisien n’apparait plus comme le placement le plus rentable.

*Méthodologie: Questionnaire administré en ligne auprès d’un échantillon de 1.730 internautes "premium" du site Propriétés Le Figaro entre le 5 et le 8 janvier 2021. Parmi eux, 18% ont entre 45 et 54 ans, 37% ont entre 55 et 64 ans et 33% ont plus de 65 ans. Par ailleurs, ils affichent des revenus élevés: 75% d'entre eux ont plus de 75.000 euros de revenus annuels net au sein du foyer (dont 53% plus de 100.000 euros).

D. L.