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L'attrait des Français pour les petites villes et la campagne se confirme dans les prix immobiliers

La campagne attire les Français

La campagne attire les Français - Pixabay

Paris et les grandes métropoles ne tirent plus le marché immobilier. Depuis le début de l'année, les zones rurales ont connu la plus forte progression des prix.

La tendance immobilière reste la même depuis de longs mois. En effet, le dernier baromètre MeilleursAgents publié ce vendredi montre que le désamour des Français pour les grandes villes est conforté et que cela se fait par un intérêt accru pour les campagnes. "Terminée la hiérarchie en matière de hausse tarifaire qui prévalait jusqu’en juillet 2020 avec, en haut de l’échelle, Paris suivie des dix plus grandes agglomérations françaises et, en bas, les zones rurales".

Depuis le début de l’année 2021 (de janvier à septembre), les zones rurales ont ainsi connu la plus forte progression au niveau national (+6,6%). Soit plus du double des chiffres enregistrés par les dix plus grandes métropoles de l’Hexagone au cours de la même période (+3% depuis janvier). C'est aussi le cas pour les 50 plus grandes villes de France (+2,9%).

"Et surtout... Loin devant ceux de la capitale (+0,1%)", précise l'étude qui ajoute : "La région parisienne résume à elle seule ce changement de paradigme. Plus les acheteurs potentiels s’éloignent de la ville centre, plus la hausse des prix est forte. En un an, Paris a ainsi perdu 1,2% tandis que la petite couronne en gagnait 2,7% et la grande couronne 5,2%".

Des taux qui restent bas

Sans surprise, comme souvent en septembre, MeilleursAgents constate un relâchement de la tension immobilière.

"Loin d’être inquiétante, cette baisse saisonnière s’explique par le petit nombre de candidats à l’achat qui démarrent leurs projets pendant les vacances estivales", décrypte MeilleursAgents.

Les experts ne tablent pas sur un recul durable de la demande car les taux restent exceptionnellement bas. Et pour MeilleursAgents l’annonce du caractère désormais obligatoire de ce qui n’était jusque-là que des recommandations du Haut Conseil de stabilité financière ne devrait rien changer à la donne car ces mesures étaient déjà largement appliquées.

Le taux d’endettement des ménages est limité à 35% en comptant l’assurance, la durée maximum d’emprunt ne peut plus dépasser 25 ans (27 ans sous conditions) et les banques n’ont le droit de s’écarter de ces règles qu’à hauteur de 20% de leur volume de nouveaux crédits trimestriel, avec un ciblage particulier pour les achats en résidence principale et de primo-accédants.

https://twitter.com/DianeLacaze Diane Lacaze Journaliste BFM Éco