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Kaysersberg, un exemple écologique en Alsace

La ville de Kaysersberg

La ville de Kaysersberg - dr

La ville de Kaysersberg, en Alsace, est un exemple de cité écologique. Son maire emblématique a pris de nombreuses mesures visant à réduire la pollution et la consommation d’énergie, en favorisant l’installation d’entreprises « vertes ».

Kaysersberg, 3 000 habitants, est une « commune à la pointe de la technologie », comme le raconte Le Figaro. Henri Stoll, maire de la ville depuis 15 ans a décidé d’instaurer de nouvelles règles pour améliorer la qualité de vie, en misant à fond sur l'écologie. Adieu, places de parkings dans le centre-ville, pesticides et autres ampoules classiques. Après arrêtés municipaux, la circulation est limitée à 30 km/h et le centre ville est prioritaire aux piétons tous les après-midis. En outre, « le camping municipal est équipé d’une voiturette à énergie solaire », précise le quotidien.

Une piscine municipale chauffée au bois

Mais le maire de Kaysersberg ne se contente pas que de ces mesures, et a lancé plusieurs chantiers dont l’inauguration en 2001 de « l’une des premières piscines municipales de France chauffées au bois ». Grâce à la forêt voisine, la matière première est collectée sans un surplus de pollution. L’usine de broyage qui se trouve à 6 kilomètres de la forêt, alimente aussi 9 autres chaudières à bois. Elles permettent ainsi de chauffer les bâtiments municipaux. Les résultats se sont immédiatement fait sentir. Ainsi, Henri Stoll déclare dans un entretien au Figaro que « la ville a divisé sa facture énergétique par huit ».

Un bilan thermographique

Pour s’inscrire dans une démarche écologique, Kaysersberg a mis en place son propre bilan thermographique. En effet, après survol de la ville, un avion a mesuré « les déperditions en chaleur » de chaque maison. Résultat : à la suite de cette expérience, les propriétaires ont été convoqués afin de trouver des solutions pour réduire ce gaspillage énergétique. Cette ville alsacienne encourage aussi les entreprises dites « vertes » à s’installer chez elle, en les exonérant d’impôts. Pour le maire, ce projet écologique est viable aussi bien pour les petites que pour les grandes villes.

Marie-Pierre Haddad