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Les taux des crédits immobiliers remontent un peu... mais seulement pour les ménages modestes

Les taux augmentent pour les ménages modestes

Les taux augmentent pour les ménages modestes - AFP

Si les taux pratiqués sur les nouveaux prêts à l'habitat sont en baisse pour les meilleurs profils en janvier, c'est l'inverse pour les ménages les moins aisés.

Les taux d'intérêt des crédits immobiliers sont restés stables en janvier à 1,17%, selon l'étude mensuelle de référence publiée mardi. Le taux moyen des nouveaux crédits s'était établi au même niveau en décembre après avoir augmenté "de 16 points de base (soit 0,16 point de pourcentage, NDLR) entre mars et juin" avant de perdre 10 points au cours du second semestre, indique dans un communiqué l'observatoire Crédit Logement/CSA, qui associe les principales banques françaises à un institut d'études de marché.

Ce taux n'est pour autant pas revenu à son niveau d'avant confinement, ajoute l'Observatoire. En janvier, ce sont les plus hauts salaires qui ont bénéficié des taux les plus intéressants.

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Ainsi, pour les emprunteurs dont les revenus sont au moins égaux à 3 SMIC le taux moyen a reculé de 3 points de base entre décembre et janvier soit "1,13% pour les 3 à 5 SMIC et 1% pour les 5 SMIC et plus", mais "il s'est accru de 3 points pour les moins de 3 SMIC pour un taux de 1,25%", a indiqué l'Observatoire.

La durée moyenne des prêts baisse un peu

La durée moyenne des prêts s'est établie en janvier à 227 mois (soit 18,9 ans), son niveau de l'automne 2019, après avoir atteint un niveau jamais observé de 235 mois (19,6 ans) en octobre. Cette durée moyenne s'était accrue dès le début de l'été "afin d'absorber les conséquences de la hausse des prix des logements" mais elle avait commencé à reculer à partir de décembre, une baisse qui s'est poursuivie en janvier, selon l'organisme.

Le nombre de prêts immobiliers a chuté en France en 2020 malgré des taux d'intérêt toujours très bas, l'activité étant plombée par les conséquences de la crise sanitaire au détriment notamment des plus pauvres.

Le nombre total de nouveaux prêts a reculé de 18,1% l'an dernier. Fin 2020, "la mise en oeuvre du deuxième confinement a affecté les conditions de réalisation des projets immobiliers des ménages et provoqué l'abandon d'opérations envisagées", avait expliqué l'observatoire en décembre.

(Avec AFP)

J.L. D.