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Marché: Candriam fait le pari d'une croissance modérée.

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(CercleFinance.com) - Candriam ne voit pas la croissance mondiale accélérer mais la voit plutôt s'inscrire 'dans le prolongement du passé', un scénario qui devrait néanmoins pousser la Réserve fédérale américaine à relever ses taux d'ici Ã

(CercleFinance.com) - Candriam ne voit pas la croissance mondiale accélérer mais la voit plutôt s'inscrire 'dans le prolongement du passé', un scénario qui devrait néanmoins pousser la Réserve fédérale américaine à relever ses taux d'ici à la fin de l'année.

Le gestionnaire d'actifs, ex-Dexia Asset Management et désormais filiale de New York Life, décrit une situation 'paradoxale' dans laquelle les pays développés accélèrent la cadence et les émergents ralentissent.

'Nous sommes pessimistes quant à la possibilité que la croissance mondiale reparte grâce à un regain d'activité dans les pays émergents', a prévenu Anton Brender, le directeur des études économiques, lors d'un déjeuner avec la presse.

Concernant les Etats-Unis, Candriam estime que l'absence de normalisation sur le front de l'immobilier - qui fait que beaucoup d'américains restent encore exclus du crédit hypothécaire - contraint la Fed à rester prudente.

Anton Brender pense toutefois que la Réserve fédérale sera forcée de relever ses taux directeurs afin d'écarter le risque d'une explosion des taux longs.

'Le risque, si la Fed ne relève pas ses taux, est que le marché le fasse pour elle par le biais d'une envolée des taux obligataires', a expliqué l'économiste.

Pour le spécialiste, ce premier relèvement de taux devrait intervenir 'en septembre, voire au plus tard au mois de décembre'.

Dans ses perspectives économiques, Candriam dit prévoir une croissance 'modérée' de 2,3% aux Etats-Unis en 2015, puis de 2,7% en 2016.

Dans la zone euro, la croissance a repris mais la situation reste fragile, estime le gérant, qui pronostique une croissance proche de 1,5% dans la zone euro cette année et de 2% en 2016.

'La bonne nouvelle, c'est que la reprise est tirée par la consommation des ménages', a expliqué Florence Pisani, économiste chez Candriam.

Pour la spécialiste, la baisse des prix de l'énergie a généré un gain de pouvoir d'achat qui a été dépensé par les ménages.

Concernant la situation en France, l'économiste a estimé que la croissance de l'Hexagone était actuellement 'trop timide' pour permettre de déclencher une dynamique favorable au niveau de l'emploi en raison des gains de productivité.

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