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Jusqu’où ira l’action Ingenico?

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Avec une hausse de plus de 1000% depuis la fin 2008, soit une multiplication par onze de son cours de bourse, Ingenico impressionne. Si les arbres ne montent pas jusqu’au ciel, le groupe semble encore disposer d’une certaine marge au vu de sa spectaculaire dynamique de croissance.

Ingenico intègrera le 31 août prochain l’indice MSCI World, l’un des principaux indices boursiers de référence mondiale. Une annonce qui est venue entériner vendredi un parcours boursier extraordinaire, aux allures de courbe exponentielle.

L’action du groupe leader des solutions de paiement sécurisées a gagné plus de 5% à un nouveau plus haut historique de 127,6 euros, portée par les achats des fonds de gestion indicielle reproduisant le MSCI World Index.

Le titre a progressé de 42,5% par an en moyenne sur la période 2009-2014, tandis que sa progression frôle déjà les 50% en 2015 (+47% depuis le premier janvier).

Un potentiel candidat au CAC 40

L’entreprise pèse désormais près de 8 milliards d’euros en Bourse. Sa capitalisation dépasse celle de Technip et se rapproche de celle d’Alstom, qui font partie du CAC 40. En juin dernier, Ingenico a d’ailleurs intégré le CAC Next 20, l’antichambre de l’indice phare du marché parisien.

Ingenico est "de loin le meilleur véhicule d'investissement pour jouer les thèmes de la sécurité et des paiements électroniques", soulignait alors le courtier Bryan Garnier. Les résultats semestriels publiés fin juillet ne l’ont pas contredit.

Après un deuxième trimestre (une nouvelle fois) meilleur qu’attendu, les dirigeants ont révisé en hausse – comme ils en ont pris l’habitude - leur objectif de chiffre d’affaires. Ils tablent dorénavant sur une croissance organique compris entre 10% et 12% (contre supérieure à 10% auparavant).

Mais cette-fois-ci, ils ont également relevé leur objectif de marge d’EBITDA qui devrait être supérieure ou égale à 22% en 2015.

Une dynamique de croissance impressionnante

Aux yeux des analystes d’Invest Securities, "ce relèvement est un strict minimum, dans la mesure où il supposerait une décélération de la croissance sur le second semestre et une marge d’EBITDA [seulement] supérieure à 20,3%".

Dans sa division Terminaux de paiement, le groupe profite à plein de la dynamique engendrée par la migration des Etats-Unis vers le standard de paiement EMV (Eurocard, Mastercard, Visa). Longtemps resté fidèle aux cartes à piste magnétique, exposées à la fraude, le marché américain a (enfin) choisi d’adopter la carte à puce en 2015. Les Etats-Unis sont ainsi devenus le deuxième pays du groupe après la Chine au premier semestre.

La dynamique provient tout autant des Services de paiement, où la stratégie muticanal d’Ingenico s’est traduite par les acquisitions successives du spécialiste allemand des services de paiement Easycash (en 2009), du groupe belge du paiement en ligne Ogone (2013) et de la société spécialisée dans les services intégrés de paiement en ligne GlobalCollect (2014).

Grâce à ces différents relais de croissance, non seulement il n’y a toujours pas le moindre signe d’inflexion de tendance, mais de nouveaux relèvements de prévisions ne sont pas à exclure… Lire la suite sur Tradingsat.com

François Berthon