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Google, Apple, Facebook et Amazon ont de quoi en vouloir à Trump

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Depuis la victoire du candidat du parti républicain, les quatre géants de l'Internet, ont vu leur capitalisation boursière chuter. Facebook et Amazon sont éjectés du top 5 des plus grosses entreprises en termes de capitalisation.

L’histoire d’amour entre les GAFA (Google, Apple, Facebook et Amazon) et la Bourse serait-elle terminée? S’il est difficile de répondre par l’affirmative à cette question, il est clair que depuis l’élection du milliardaire américain, la donne a changé pour ces géants de l’Internet sur le Nasdaq, qui représentent selon Donald Trump les méfaits de la mondialisation.

Amazon et Facebook, éjectés du top 5...

En effet, depuis le 9 novembre, les sociétés basées sur la côte ouest ont toutes vu leur capitalisation fondre. À commencer par Amazon, qui a vu son action chuter de plus 9,6%, soit plus de 30 milliards de dollars partis en fumée en quatre séances. Il faut dire que son patron, Jeff Bezos, a été très critiqué par Donald Trump, l’accusant d'influencer la vie politique avec son journal, le Washington Post et de faire du dumping fiscal au sein même des Etats-Unis.

Résultat, Amazon n’était plus classé dans le top 5 des plus grosses entreprises américaines, désormais devancé par Berkshire Hateway, détenu par Warren Buffet, et le géant pétrolier Exxon. Pire, son patron, solidement installé sur le podium des plus grandes fortunes mondiales, n'est désormais "que" 4ème avec une richesse personnelle estimée à 64,3 milliards de dollars (-1,3 milliard de dollars depuis la victoire de Donald Trump d'après Bloomberg).

Également éjecté du top 5, Facebook. Le réseau social, qui a perdu près de 8% depuis l’élection du candidat républicain, se retrouve désormais en 7ème position. Sa valeur boursière a chuté de 25 milliards de dollars. Une dégringolade dont Mark Zuckerberg a lourdement pâti puisque sa fortune s'est vu amputée de 785 millions de dollars au dernier pointage de l’agence.

...Apple et Google occupent toujours les deux premières places

Même si Apple et Alphabet, la maison-mère de Google, occupent toujours les deux premières places du classement, elles n'en restent pas moins touchées par cette élection. Alphabet est la plus pénalisée des deux avec une capitalisation boursière en chute de 7,8%. Elle oscille désormais autour de 510 milliards de dollars, Apple s'en sort "plutôt bien". Son action ne cède "que" 5% depuis la victoire du candidat républicain. Pourtant, Donald Trump a été très virulent envers l'entreprise de Cupertino, pointant du doigt la production des iPhone en Chine et appelant au boycott des produits de la marque à la pomme quand celle-ci refusait de déverrouiller son iPhone malgré les demandes insistantes du FBI.

Cette défiance vis-à-vis d'Apple n'avait toutefois pas empêché Donald Trump de prendre la défense de l'entreprise dirigée par Tim Cook. Après la sanction de 13 milliards infligée à Apple par la Commission européenne, le candidat du parti républicain avait indiqué vouloir taxer les bénéfices réalisés à l’étranger au taux unique de 10% (35% actuellement). Une réforme qui inciterait donc les entreprises américaines et surtout celle de la tech à rapatrier leurs trésors de guerre aux États-Unis. Et notamment Apple qui détient 215 milliards de dollars hors des frontières américaines.