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CAC40: lourdement impacté par dissipation excès de confiance

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(CercleFinance.com) - Le CAC40 va clôturer proche des plus bas du jour (-1,5% à 4.240Pts) ce qui reflète assez fidèlement la lourdeur de la tendance en Europe (-1,6% en moyenne) avec Francfort et Milan à -1,85 et -1,7%, Madrid à -2% et Lisbonne

(CercleFinance.com) - Le CAC40 va clôturer proche des plus bas du jour (-1,5% à 4.240Pts) ce qui reflète assez fidèlement la lourdeur de la tendance en Europe (-1,6% en moyenne) avec Francfort et Milan à -1,85 et -1,7%, Madrid à -2% et Lisbonne à -4,5% (BES s'effondre de -41%, son cours a chuté en séance sous 0,19E).

Vu le chaos suscité par BES, vu les tensions géopolitiques entre les occidentaux et Moscou, la baisse de 0,1 point du taux de chômage dans la zone euro en juin à 11,5% n'influence guère la tendance.

D'autant que le taux d'inflation dans l'Eurozone, surveillé comme le lait sur le feu par la BCE a quant à lui reculé de 0,1 point en première estimation à 0,4% en juillet, alors qu'au chapitre géopolitique les tensions demeurent très fortes entre la Russie et les Occidentaux.

Les chiffres américains sont décidément difficiles à interpréter: après une hausse surprise de +4% du PIB annoncée la veille, le PMI de Chicago (baromètre majeur de l'activité industrielle dans la région des Grands Lacs) subit une chute aussi brutale qu'inattendue de 62,6 vers 52,6 (-10Pts, du jamais vu depuis l'automne 2008) alors que le consensus l'attendait en hausse à 63,5.

Les opérateurs avaient déjà été déçus vers 14H30 par la hausse de 0,7% des coûts salariaux au second trimestre, supérieure aux 0,5% anticipés (qui permettent de contenir l'inflation par les revenus à 2% en rythme annuel).
Leurs craintes de voir la FED avancer la date d'une hausse de taux peuvent être légèrement tempérées par la remontée de +23.000 demandeurs d'indemnité (à 302.000) la semaine passée aux USA... et désormais par ce surprenant PMI de Chicago.
Wall Street recule de -1,2% mais le Nasdaq lâche -1,7% et le Russel-2000 -1,3%.

Par ailleurs, l'Argentine se retrouve désormais en défaut de paiement 'sélectif' (à deux doigts du 'défaut' sur sa dette souveraine), pour la troisième fois en l'espace de 28 ans, ce qui 'aggrave davantage la récession accentuée par une inflation exorbitante de 30% par an', relève XTB France, selon lequel le Brésil - dont les perspectives macroéconomiques sont déjà moroses - pourrait également souffrir de cette situation.

Pour ne rien arranger, Vladimir Poutine a en effet vu rouge après l'annonce de sanctions supplémentaires contre son pays, des dispositions sans précédent depuis la Guerre froide. Le locataire du Kremlin a en particulier évoqué une hausse des prix de l'énergie dont les répercussions économiques sont à ce stade difficiles à évaluer, mais qui pourrait se révéler désastreuse pour l'économie de l'Union européenne.

Sur le front des valeurs du CAC 40, Crédit Agricole -actionnaire de BES- chute de -4,5%, Legrand de -5%... et Carrefour de -4,7% (à cause du défaut argentin).

A la hausse, Kering (+5% à 160E) se hisse nettement en tête du palmarès à la faveur de ses comptes semestriels, marqués notamment par une hausse de 7% du résultat net part du groupe (RNPG).

EDF (+2,8%) a quant à lui enregistré une hausse de 8,3% de son RNPG.

Malgré une perte nette de 4,3 milliards d'euros sur le deuxième trimestre en raison de la lourde amende infligée par les autorités américaines dans le cadre des transactions réalisées en dollars avec des pays soumis à un embargo des Etats-Unis, le titre BNP Paribas limite les dégâts, ne cédant que 0,1% à 49,8 euros.

Enfin, Alcatel-Lucent (-6,8% à 2,64 euros) est bon dernier de l'indice phare en dépit d'une perte nette (part du groupe) ramenée à 298 millions d'euros au deuxième trimestre.

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