BFM Patrimoine

Les banques qualifient de "maîtrisée" la hausse de leurs frais

Les frais de tenue de compte ont connu une forte hausse le 1er janvier 2017.

Les frais de tenue de compte ont connu une forte hausse le 1er janvier 2017. - Damien Meyer - AFP

La Fédération bancaire française a appelé à "nuancer le constat" en ce qui concerne la hausse des frais de tenue de compte intervenue en ce début d'année.

La hausse des frais de tenue de compte au 1er janvier reste "maîtrisée" et ne concerne que 20 à 30% des clients en moyenne, estime la directrice générale de la Fédération bancaire française (FBF), Marie-Anne Barbat-Layani.

"Il faut nuancer le constat", a-t-elle estimé ce lundi sur France-Info, alors qu'elle était questionnée sur une étude du comparateur meilleurbanque.com réalisée le mois dernier pour Le Figaro, qui évaluait la progression moyenne des frais de tenue de compte à 13%.

"On n'est pas face à une explosion, on est dans un univers qui reste très maîtrisé", a-t-elle argué, citant un rapport de l'Observatoire des tarifs bancaires (OTB), et rappelant qu'on ne parlait que d'un tarif bancaire particulier.

"20 à 30%" des clients impactés

"Il y a de plus en plus de banques qui facturent des frais de tenue de compte, ça c'est tout à fait vrai, c'est vrai partout en Europe d'ailleurs", a-t-elle toutefois reconnu, avant de préciser que ces frais ne concernaient que "20 à 30% des clients en moyenne car beaucoup de clients ont des réductions".

"On augmente ces tarifs pour différentes raisons", a-t-elle expliqué, citant notamment une rentabilité "sous pression" de la banque des particuliers ou banque de détail.

La dirigeante a également évoqué des "contraintes réglementaires" de plus en plus nombreuses, quoique "pour de bonnes raisons".

"Les banques sont de plus en plus sollicitées pour détecter les opérations de blanchiment ou les opérations de financement du terrorisme" et tout cela entraîne des coûts, a justifié la directrice générale de la FBF.

En outre, les banques innovent, a-t-elle ajouté, précisant qu'il s'agissait d'un secteur "en pleine digitalisation" et qui gagnait par ailleurs moins d'argent sur le crédit en raison de taux qui sont actuellement historiquement bas.

Y.D. avec AFP