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Le Livret A reste un placement intéressant même à 1%

Le taux du Livret A est supérieur à l'inflation.

Le taux du Livret A est supérieur à l'inflation. - -

Le taux du Livret A va passer de 1,25% à 1% au 1er août, a annoncé Michel Sapin ce jeudi 10 juillet. Mais avec une inflation à 0,7%, le placement est toujours attractif.

Malgré tout, le Livret A reste un placement encore attractif. Sans surprise, le ministre des Finances a annoncé, ce jeudi 10 juillet, que son taux passerait de 1,25% à 1% au 1er août. Il s'agit à priori d'un nouveau plancher historique.

Mais que les épargnants se rassurent. Tout d'abord, le taux n'est pas aussi bas que ce qu'il aurait dû être. Une formule existe pour calculer ce taux. Elle repose sur le niveau de l'inflation, qu'il faut majorer de 0,25 point. Si elle avait été respectée, il aurait dû mécaniquement descendre à 0,50% puisque les prix à la consommation en juin ont augmenté de 0,3% sur un an. La Banque de France, elle, prônait un taux à 0,75%. Avec 1%, le taux reste donc intéressant.

De plus, même si ce taux de 1% semble faible, l'inflation, elle, l'est encore plus. Ainsi, entre octobre 2011 et mars 2012, le taux du Livret A était à 2,25%. Un taux qui peut parait important. Mais au même moment, l'inflation, elle, oscillait entre 2,3% et 2,5%. Rendant ce placement finalement moins intéressant qu'aujourd'hui.

Quid de l'assurance-vie?

De plus, contrairement à ceux d'autres produits d'épargne, les gains générés du Livret A ne sont soumis à aucun prélèvement fiscal.

Autre avantage du Livret A: l'épargnant peut déposer ou retirer de l'argent à tout moment, sans aucun frais. De plus, si sa banque rencontre des difficultés, son argent est garanti par l'Etat, ce qui le protège de toute perte.

En matière d'assurance-vie, il faut distinguer les fonds en euros, à capital garanti, et les unités de compte, à capital non garanti et dont les rendements sont dépendants de l'évolution des marchés financiers.

En 2013, les fonds en euros ont rapporté en moyenne 2,8%. Cette rémunération est, néanmoins, soumise à des prélèvements sociaux, à hauteur de 15,5%. Ainsi, l'an passé, un épargnant disposant de 10.000 euros sur un contrat d'assurance-vie composé exclusivement de fonds en euros a réellement empoché 237 euros.

Ces intérêts sont ensuite soumis soit à l'impôt sur le revenu, soit à un prélèvement forfaitaire libératoire, mais la situation dépend de l'ancienneté du contrat.

Durant les quatre premières années du contrat, le taux de ce prélèvement est de 35%. Entre le début de la 5e année et la 8e année de contrat, le taux s'élève à 15%. Au-delà de 8 ans, les plus-values sont exonérées d'impôt dans la limite de 4.600 euros par an pour une personne seule et de 9.200 euros par an pour un couple.

Au-delà de ces sommes, les intérêts engrangés sont soumis soit à l'impôt sur le revenu, soit à un prélèvement forfaitaire libératoire de 7,5%.

Diane Lacaze (texte) et Joseph Sotinel (infographie)