BFM Patrimoine

Ces niches fiscales dans le viseur du gouvernement

Vue du bâtiment du ministère des finances dans le quartier de Bercy à Paris, le 8 avril 2020

Vue du bâtiment du ministère des finances dans le quartier de Bercy à Paris, le 8 avril 2020 - BERTRAND GUAY © 2019 AFP

Le gouvernement envisage d'inclure des suppressions de niches fiscales dans le projet de loi de Finances 2021. Une décision en phase avec son objectif de simplification du Code des impôts.

Alors que la crise sanitaire a sérieusement dégradé les comptes publics, le gouvernement ne serait pas contre la suppression de quelques niches fiscales dans le cadre du projet de loi de Finances 2021. Selon Les Échos, plusieurs options sont sur la table pour réduire le nombre de ces dispositifs dérogatoires qui coûteront 90 milliards d’euros à l’Etat cette année. La disparition de certaines d’entre elles jugées "obsolètes" répondrait par ailleurs à l’objectif de simplification du Code des impôts.

Bercy pourrait ainsi mettre fin à l’exonération de taxe intérieure de consommation pour les huiles végétales pures ou encore au régime fiscal accordé aux entrepreneurs étrangers lauréats du prix "French Tech Ticket". Celui-ci prévoit une dotation de 12.500 euros exonérée de CSG-CRDS et d’impôt sur le revenu pour une cinquantaine de dirigeants qui implantent l’activité de leur start-up en France.

Des "aménagements" pour le crédit impôt recherche?

Dans Les Échos, le rapporteur général du Budget, Laurent Saint-Martin, n’exclut pas non plus "des aménagements sur certains crédits lourds comme le crédit impôt en faveur de la recherche, ou le crédit d’impôt innovation, pour être davantage en conformité avec le droit européen".

En revanche, le gouvernement ne devrait pas toucher aux dispositifs destinés aux secteurs les plus fragilisées par la crise, comme celui de la construction qui a déjà obtenu le prolongement d’un an du dispositif Pinel sur l’investissement locatif et du prêt à taux zéro.

https://twitter.com/paul_louis_ Paul Louis Journaliste BFM Eco