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Les loyers baissent dans les grandes villes

Les loyers ont baissé 0,7% en Ile-de-France depuis le début de l'année.

Les loyers ont baissé 0,7% en Ile-de-France depuis le début de l'année. - -

Depuis le début de l'année, les loyers ont progressé de 0,2%, d'après l'étude de l'Institut Clameur publiée ce mardi 4 mars. Mais 60% des villes de plus de 146.000 habitants connaissent une baisse.

Alors que le projet de loi Alur et son dispositif d'encadrement des loyers devraient bientôt être mis en place, l'institut Clameur révèle ce mardi 4 mars que les loyers n'ont que très peu augmenté depuis le début de l'année.

Les loyers de marché, mesurés lors d'une relocation ou d'une location nouvelle dans le privé, ont augmenté de 0,2% en rythme annuel depuis début 2014. Ils avaient augmenté de 0,6% en 2013 et de 2,2% en 2012.

A fin février, ces loyers ont augmenté de 0,4% en province et baissé de 0,7% en Ile-de-France.

Neuf régions et 60% des villes de plus de 146.000 habitants connaissent une baisse depuis le début de l'année, dont Bordeaux, Marseille, Nantes, Nice, Paris, Rennes, Strasbourg et Toulouse. A Paris, les loyers ont reculé de 2,8%, à 23,9 euros le mètre carré, après une hausse de 1,6% l'an dernier.

"La situation est comparable à celle que Clameur a observée en 2009 à la même époque, au plus fort de la grande dépression", peut-on lire dans l'étude.

Une mobilité réduire

Par ailleurs, l'activité du marché locatif privé est déprimée. La mobilité résidentielle des locataires du parc privé a diminué l'an dernier. Depuis la crise économique de 2008-2009, la mobilité résidentielle dans le secteur privé -soit la proportion de logements remis sur le marché chaque année- est en repli, et "ce recul s'est poursuivi en 2013", pour s'établir à 26,6%, contre 28,7% en 2007, selon cet observatoire privé.

"Le marché doit en effet composer avec une demande particulièrement déprimée par la montée du chômage et les incertitudes sur le pouvoir d'achat", souligne Clameur, qui stigmatise aussi "des annonces et des décisions publiques qui bouleversent les projets des investisseurs et des propriétaires bailleurs".

Et début 2014, la mobilité résidentielle serait descendue à 23,8%, contre 27,7% en moyenne depuis 1998. Toutefois elle diminue en général durant les mois d'hiver pour être suivie d'un redémarrage saisonnier au printemps, note la même source. L'absence d'un redémarrage pourrait témoigner d'un "blocage du marché".

D. L. avec agences