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Immobilier: seul un jeune ménage sur cinq peut acheter à Paris

Les jeunes ont de plus en plus de mal à accéder à la propriété à Paris

Les jeunes ont de plus en plus de mal à accéder à la propriété à Paris - -

Moins d'un ménage sur cinq âgé de 25 à 45 ans est en mesure d'acheter un bien immobilier correspondant à ses besoins à Paris, selon un baromètre publié mardi 17 septembre. Chez les plus de 45 ans, ils sont près d'un sur deux.

Il ne fait pas bon d'être jeunes et à la recherche d'un logement à acheter à Paris. Moins d'un ménage sur 5, âgé de 25 à 45 ans et résidant en Ile-de-France, est en mesure d'acheter un bien immobilier correspondant à ses besoins dans la capitale. Selon le baromètre Capacim réalisé par l'université Paris-Dauphine et le Crédit Foncier, et publié ce mardi 17 septembre, "la capacité d'achat immobilier des futurs acquéreurs dépend fortement de leur âge", en particulier à Paris.

Ainsi, 47% des ménages de 45 à 60 ans sont en mesure d'acheter un bien immobilier dans la capitale correspondant à leurs besoins. La part grimpe à 55% pour les plus de 60%.

Cet "écart générationnel" est moindre en province, selon ce baromètre. Les villes les plus accessibles pour les 25 à 45 ans sont Nancy (71%), Strasbourg (66,7%), Rennes (63,2%) et Toulouse (60,9%).

Impact sur le pouvoir d'achat immobilier

Selon une étude portant sur la période 2007-2012 réalisée conjointement par l'Université Paris-Dauphine et le Crédit Foncier, "la progression des prix de l'immobilier a favorisé ceux qui étaient déjà propriétaires et dont le patrimoine a mécaniquement progressé", au cours de ces six années.

Ainsi en moyenne, la possibilité d'achat immobilier des "secundo-accédants" (88% en province, 85 % en Ile-de-France hors Paris) est désormais trois fois supérieure à celle des "primo-accédants" (respectivement 27% et 29%), selon l'enquête.

Si la période d'observation de l'étude (2007/2012) "correspond à celle de la crise qui a pénalisé de façon constante la solvabilité des ménages", les mouvements contrastés enregistrés en matière de prix immobiliers et de taux d'intérêt ont eu un "impact plus important sur le pouvoir d'achat immobilier que l'évolution des revenus ou du patrimoine des ménages", révèle-t-elle.

Diane Lacaze & AFP