BFM Patrimoine

Construction de logements neufs: on repassera les 400.000 en 2017

Le patron du promoteur immobilier Nexity était ce jeudi l'invité de Stéphane Soumier sur BFM Business.

Le patron du promoteur immobilier Nexity était ce jeudi l'invité de Stéphane Soumier sur BFM Business. - Bertrand Guay - AFP

Alain Dinin, le patron du promoteur immobilier Nexity, table cette année sur la construction d'un peu plus de 400.000 logements neufs en France. Du jamais vu depuis 5 ans.

Après deux "belles" années portées par des taux d'intérêt qui restent extrêmement bas et des dispositifs d'aide publique incitateurs (Pinel et Prêt à taux zéro), le secteur de la construction en France devrait atteindre un point haut en 2017 avec la production d'un peu plus de 400.000 logements neufs, contre 376.500 en 2016. C'est ce qu'a annoncé Alain Dinin, le PDG du groupe Nexity, ce jeudi matin sur BFM Business.

Le secteur n'avait plus dépassé la barre des 400.000 logements construits ou en cours de de construction depuis fin 2012, comme le montre le graphique ci-dessous. "Mais il faut que cela dure dans le temps car en 2035 la France comptera 4 millions de ménages de plus. Il faut donc produire au moins 350.000 logements par an, mais pas de façon égalitaire sur le territoire", a précisé le promoteur immobilier, qui était l'invité de Stéphane Soumier. 

-
- © Ministère de la transition écologique et solidaire

La fausse rumeur de "la taxe sur les loyers fictifs"

Pour tenir ce cap, "il ne faut pas un ministère qui réduise le sujet à la seule problématique du logement, mais qui pose la question du vivre ensemble", a-t-il expliqué, faisant référence au nouveau gouvernement d'Edouard Philippe qui n'a pas désigné de ministre dédié spécifiquement au logement mais un ministère de la Cohésion des territoires qui hérite d'un portefeuille élargi.

Alain Dinin est également revenu sur l'idée d'imposer un "loyer fictif" aux propriétaires ayant fini de rembourser leur crédit immobilier, rumeur alimentée par plusieurs organismes d'analyse économique et quelques politiques, dont François Baroin, chef de file des Républicains pour les législatives.

"C'est une idée qui existe depuis très longtemps, mais je peux assurer que je ne vois absolument rien de ce qu'ont pu dire telles ou telles personnes" au sujet de cette taxe sur les loyers implicites, a conclu le dirigeant.

Julien Mouret