BFM Immo

Nicolas Berggruen, milliardaire et SDF !

Nicolas Berggruen, à la télévision allemande

Nicolas Berggruen, à la télévision allemande - dr

A la tête d’une fortune de 1,5 milliard de livres, Nicolas Berggruen se refuse à posséder tout bien immobilier. L’homme d’affaires, qui a récemment investi 881 millions de livres dans la chaîne de fast-food Burger King, n’a ni voiture ni montre... L'une des clés de sa réussite ? Un smartphone, évidemment !

Plus fort que Zlatan Ibrahimovic ! Mais à la différence du footballeur, qui se lamente de ne pas avoir trouvé l'appartement idéal, c'est par choix que le milliardaire Nicolas Berggruen n'a pas de chez soi. « Tout ce que l’on possède n’est que temporaire. Ce sont nos actions qui ont une vraie valeur », déclarait-il en avril dernier au Daily Mail, résumant ainsi toute sa vie. Né en 1961 à Paris, cet investisseur et philanthrope à la double nationalité, allemande et américaine, a un mode de vie qui tranche dans le monde de la finance : l’homme, qui dispose d'une fortune de 1 milliard et demi de livres, a en effet choisi de ne pas avoir de domicile... fixe, du moins. Non propriétaire, il se refuse encore plus à louer un appartement, et se balade entre Los Angeles, Londres et Paris en logeant dans les plus somptueux hôtels. « De passage à Londres, il séjourne au Claridge. A New York, il est au Carlyle Hotel. A Los Angeles, il prend une suite au Peninsula Beverly Hills », nous apprend Businessweek, qui dresse un long portrait de celui qui est considéré comme le plus « successful » des SDF.

Un iPhone, des jeans et quelques chemises

Ce nomadisme, il le pratique au quotidien depuis la vente de son appartement new yorkais et de son île privée près de Miami, il y a 12 ans de cela. Depuis cette date, ses objets personnels se sont réduits à peau de chagrin. Hormis l’incontournable iPhone, M. Berggruen a pour patrimoine « des jeans, un ou deux costumes chics ainsi que quelques chemises monochromes qu’il porte jusqu’à ce qu’elles soient usées », relève Businessweek.

Mais l’homme aux investissements parfois surprenants, qui a récemment injecté 881 millions de livres dans Burger King, est loin d’être désœuvré. Cet accro au chocolat, au complet toujours impeccable, met un point d’honneur à dîner chaque soir en compagnie de quelqu’un « d’intéressant ». Le convive peut ainsi être « un écrivain, un artiste connu, ou un chef d’Etat » ; qu'importe, pourvu qu’il ait des choses à raconter...

Playboy, mais surtout homme de réflexion

Célibataire et sans enfant, Nicolas Berggruen passe volontiers pour un playboy : faisant facilement 10 ans de moins que son âge, il a été photographié en compagnie de Claudia Schiffer, de la créatrice de mode Lindsay Steede ou de l’actrice britannique Gabriela Wright (« L’immortel », « Les Tudors »).

Mais depuis quelque temps, c’est à son think tank créé en 2009, l’Institut Nicolas Berggruen, que l’homme d’affaires se consacre pleinement. Ainsi, après s'être débarrassé de son carcan matérialiste, M. Berggruen a souhaité relever un gant de taille : redresser les économies vacillantes. Son groupe de réflexion livre des propositions de nouveaux modes de gouvernance en Europe et aux Etats-Unis, sur fond de déclin de ces deux économies. Et l’un de ses champs de bataille, équilibrer les finances de la Californie, en crise depuis des années. Parmi les autres entités qu’il a fondées, le Conseil pour l’avenir de l’Europe, qui comprend en outre des membres tels que l’ex Premier ministre britannique, Tony Blair, et l’ancien chancelier allemand, Gerhard Schroeder.

Estimez votre logement en quelques secondes : cliquez ici.

Léo Monégier