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Prodways, le spécialiste français de l'impression 3D, cartonne en Bourse

Photo de pièces automobiles imprimées en 3D

Photo de pièces automobiles imprimées en 3D - Prodways

Introduit en Bourse mi-mai, Prodways a déjà conquis les investisseurs et s'affirme déjà comme une des entreprises les plus prometteuses. Fimalac, Safran et BNP Paribas sont d'ailleurs déjà au capital du spécialiste français de l'impression 3D.

Prodways, ce nom ne vous dit peut-être rien et pourtant cette PME française connaît des débuts de rêve à la Bourse de Paris. Introduite le 12 mai dernier à 4,8 euros, le titre de la filiale du Groupe Gorgé s'est déjà envolé de 40% et sa capitalisation flirte désormais avec les 340 millions d'euros. Preuve que le spécialiste français de l'impression 3D pour les secteurs aéronautique et médical a tous les atouts pour séduire les investisseurs, son offre a été sursouscrite six fois lors de l'introduction en Bourse, permettant au groupe de lever 66 millions d'euros.

Une somme très importante pour une entreprise qui ne réalisait en 2013 que 100.000 euros de chiffre d'affaires. Il faut dire que depuis trois ans, la société connaît une croissance exceptionnelle. Après avoir enregistré des ventes de 5 millions en 2014 et de 17,2 millions en 2016, Prodways a généré 25,2 millions d'euros de chiffres d'affaires en 2016 dont 58% à l'international. Un développement qui s'est accompagné d'un investissement humain important puisque le groupe qui ne comptait qu'un collaborateur en 2013 devrait bientôt franchir le cap des 250 salariés.

Des objectifs ambitieux

Cette croissance ne s'est pas encore traduite au niveau des résultats, Prodways ayant enregistré un résultat opérationnel courant négatif en 2016 (-8,1 millions d'euros), la société compte bien revenir à l'équilibre dès le quatrième trimestre 2017 et se fixe comme objectif une marge d'Ebitda à deux chiffres à l'horizon 2019.

Pour ce qui est des ventes, la société vise une croissance annuelle moyenne de son chiffre d'affaires jusqu'en 2019 supérieure d'au moins quatre points à celle du marché, lui-même attendu en hausse de 31% par an sur la période 2015-2021. 

Fimalac, Safran et BNP au capital

Des ambitions qui lui ont permis d'attirer des grandes entreprises françaises. En 2015, Fimalac, qui détient entre autres l'agence de notation Fitch, est rentré au capital afin de participer au développement de l'entreprise. Le groupe de Marc Ladreit de Lacharrière a été ensuite rejoint par l'équipementier aéronautique Safran et BNP Paribas lors de l'introduction en Bourse.

Ce soutien sera nécessaire pour faire face à l'arrivée d'acteurs puissants comme General Electric, qui a récemment investi 1,5 milliard de dollars pour acheter deux sociétés vendant et fabriquant des machines d’impression 3D.