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Morning Briefing: conserver les acquis

Certains investisseurs semblent déjà se satisfiare d'un gain annuel d'un pue plus de 8%, les progressions semblent donc plus difficiles.

Certains investisseurs semblent déjà se satisfiare d'un gain annuel d'un pue plus de 8%, les progressions semblent donc plus difficiles. - Kenzo Tribouillard - AFP

Toujours pas de signes d’un rallye de fin d’année sur les marchés. Entre vendredi et ce lundi matin, les signaux restent négatifs, pour des investisseurs visiblement plus soucieux de conserver leurs gains annuels que d’aller plus haut.

Tendance

Le CAC40 est demandé à -32pts pour 4.593 (Calls IGMarkets). Le sentiment reste négatif à court terme, alors qu’on a cédé 1.14% en clôture vendredi, sur des volumes d'échanges supérieurs à la normale, à 6,6 milliards d’euros d’actions. Cela dit la semaine aura été positive d’1,08%.

Wall Street a encore consolidé vendredi également, le S&P500 perdant 1,8% en clôture.

L’indice Nikkei a cédé 0,37% ce matin. L’euro-dollar est relativement stable encore à 1,0872.

Catalyseurs

Vendredi était en une séance "à sorcières", avec plusieurs types de contrats et d'options qui tombaient à échéance, donc encore une fois l’occasion de prendre des paris pour les semaines à venir. Mais clairement on a des investisseurs prudents, même pour préparer une année 2016 que tous les analystes voient comme très positive pour le marché des actions.

Beaucoup sécurisent leurs gains, on est à 8.25% de progression pour le CAC40 depuis le début de l'année, et les investisseurs se disent que c'est peut-être suffisant dans l'environnement actuel, et compte tenu du facteur numéro un, la volatilité des prix du pétrole.

On est repassé nettement sous les 35 dollars le baril pour le WTI vendredi au fixing, ce matin on a redémarré la journée à 35,80... Mais la pression est toujours énorme à la baisse.

Valeurs

Banques

La banque portugaise BANIF a dû être renflouée d'urgence par le gouvernement portugais à hauteur de 2,2 milliards d'euros pour 6 milliards de dépôts, et cédée à Santander. Cela fait deux fois en deux ans que le Portugal doit renflouer une de ses banques en difficulté. Auparavant il y a eu le cas Espirito Santo, qui avait coûté deux fois plus cher au contribuable portugais: 4.9 milliards. Mais il est clair que le secteur bancaire portugais semble continuer à éprouver des difficultés pour stabiliser sa structure financière, après des années de purge marquée par des nationalisations partielles.

Apple

Le titre a perdu 20% depuis ses derniers plus hauts historiques: 133 dollars en juillet dernier, plus haut touché trois fois cette année, juillet, avril et févier. Apple est donc à nouveau en configuration de Bear Market, de tendance baissière de long terme. Si on regarde le bilan de l'année, on perd -0.8% depuis le 1er janvier. On gagne toujours 41% sur 3 ans, 130 sur 5 et 882% sur 10 ans. Mais on semble désormais plafonner, malgré des performances commerciales toujours aussi brillantes, et l'indicateur technique est intéressant pour l'ensemble du marché mondial.

EDF

EDF quitte le CAC40 ce matin, sur un bilan très terne après 10 ans de bourse: -64% sur la période. Depuis le début de l'année, la chute est très nette (-42%) avec une amplification sur les trois derniers mois (-22%). Donc on sent que c'est même sur les tous derniers mois de bourse qu'il y a eu le plus de découragement autour du titre, même si globalement l'annonce de la sortie du CAC40 il y a quelques semaines n'a pas changé grand-chose. Klépierre fait donc son entrée aujourd'hui sur l'indice vedette.

Valeo

Le groupe annonce le rachat de l'allemand Peiker, pour se renforcer dans les systèmes pour l’automobile connectée. L’impact sera positif sur les résultats dès l'année prochaine.

Antoine Larigaudrie