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La France meilleur élève de l'UE pour l'aide, malgré la crise

La France a été le meilleur élève de l'Union européenne en matière d'aide au développement en 2009 même si, comme le reste des Vingt-sept, elle a pris du retard sur les objectifs du Millénaire sous l'effet de la crise. /Photo d'archives/REUTERS/Charles Pl

La France a été le meilleur élève de l'Union européenne en matière d'aide au développement en 2009 même si, comme le reste des Vingt-sept, elle a pris du retard sur les objectifs du Millénaire sous l'effet de la crise. /Photo d'archives/REUTERS/Charles Pl - -

BRUXELLES - La France a été le meilleur élève de l'Union européenne en matière d'aide au développement en 2009 même si, comme le reste des...

BRUXELLES (Reuters) - La France a été le meilleur élève de l'Union européenne en matière d'aide au développement en 2009 même si, comme le reste des Vingt-sept, elle a pris du retard sur les objectifs du Millénaire sous l'effet de la crise.

L'aide au développement française a été la plus importante en volume (12,43 milliards de dollars), devançant l'Allemagne et la Grande-Bretagne, et place la France au deuxième rang mondial derrière les Etats-Unis.

Elle est également celle ayant le plus augmenté (+16,9%) dans l'UE, devant la Grande-Bretagne (+14,6%) et la Finlande (+13,1%), à comparer avec une chute de plus de 30% en Italie ou en Autriche et de 12% en Allemagne.

De manière générale, l'aide apparaît stable ou en léger recul dans l'UE par rapport à 2008 mais l'objectif de consacrer 0,7% du PIB européen à l'aide publique au développement à l'horizon 2015 s'éloigne.

L'objectif des pays européens membres de l'OCDE (Organisation pour la coopération et le développement économiques) pour 2010 est de 0,56% mais ces derniers ne sont parvenus qu'à 0,44% en 2009.

"L'UE reste de loin le plus grand donateur mondial aux pays en développement. Cependant, le léger recul en 2009 doit être rapidement inversé (...) La crise ne peut pas être une excuse", a dit le commissaire européen au Développement, Andris Pieblags.

Julien Toyer, édité par Gilles Trequesser