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Impôts locaux : 1,7% de plus dans les grandes villes

La taxe d'habitation augmente de près de 5% à Montpellier

La taxe d'habitation augmente de près de 5% à Montpellier - -

Selon une étude du Forum pour la gestion des villes, la taxe d'habitation 2012 va augmenter de 1,7% en moyenne. Caen, Montpellier et Rennes sont les villes où la hausse est la plus forte.

Après les avis d'impôt sur le revenu, début septembre, c'est au tour des feuilles d'impôts locaux d'arriver dans les boîtes à lettres.

Selon une enquête du Forum pour la gestion des villes, publiée ce mercredi 12 septembre dans Les Echos, l'augmentation moyenne atteindrait 1,7% dans les grandes villes pour la taxe d'habitation (TH), le principal impôt local. Cette hausse est bien à celle enregistrée en 2009 (5,1%) et 2010 (+2,8%).

Disparité entre villes

Mais tous les contribuables ne sont pas logés à la même enseigne. A Caen, la hausse de la facture de la TH atteint 7,4% pour un couple avec deux enfants vivant dans un logement de standing moyen. Il va ainsi payer 1 024 euros.

A Montpellier, il faut compter 4,9% de plus, soit 1226 euros pour ce même couple. Rennes (1 189 euros, soit +3,8%) et Dijon (793 euros, soit +3,3%) sont les villes où la facture progresse le plus.

En revanche, la hausse de la TH n'est que de 1,2% à Toulouse et Metz, 1,5% à Nantes et Boulogne Billancourt, 1,6% à Amiens, Orléans ou Marseille. Paris est légèrement au dessus de la moyenne avec 1,8%. Mais en raison de la richesse globale de la ville, la note reste largement inférieure au reste de la France. Un couple avec deux enfants ne paiera en moyenne que 453 euros de TH.

Les propriétaires davantage taxés

Second constat de l'étude : la hausse de la taxe sur le foncier bâti, payée par les seuls propriétaires, est plus élévée que celle de la taxe d'habitation : 2,6% en moyenne. Mais cette fois, Clermond-Ferrand se distingue avec une augmentation de 7% (soit 1 0320 euros pour un couple), suivi d'Amiens et Perpignan (+4,4%), Metz (+4,2%) et Orléans (+4%).

La capitale se singularise une nouvelle fois avec une hausse modérée du foncier bâti (+1,8%) mais pour une note relativement élevée (624 euros contre 984 euros en moyenne nationale) en raison de la valeur très élevée des biens immobiliers parisiens.

Patrick Coquidé