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Petit coup de moins bien pour Le Bon Coin?

Leboncoin.fr, filiale du groupe norvégien Schibsted, déçoit sur ses perspectives de croissance du chiffre d'affaires.

Leboncoin.fr, filiale du groupe norvégien Schibsted, déçoit sur ses perspectives de croissance du chiffre d'affaires. - Olivier Laffargue - BFMTV

Le site français de petites annonces rend la vie dure à sa maison-mère cotée Schibsted, dont le titre trébuche à la Bourse d'Oslo. En cause, ses prévisions de croissance, qui déçoivent.

Le Bon Coin a beau briller avec ses 17,2 millions de visiteurs uniques par mois en septembre, selon les derniers chiffres de Médiamétrie, les perspectives de croissance du site français de petites annonces ne sont visiblement pas à la hauteur des attentes.

Sa maison-mère, le groupe de médias norvégien Schibsted, vient de publier ses résultats du troisième trimestre 2015. Son titre est chahuté à la Bourse d’Oslo, où il recule de près de 7%.

Sur le papier, la société cotée à la bourse d’Oslo affiche pourtant une excellente santé: résultat d’exploitation (Ebitda) en hausse de 10%, revenus en progression de 24% dans le segment des annonces en ligne. Des performances jugées conformes aux anticipations des analystes.

Marge plus faible que prévu

Le hic? La firme a annoncé tabler sur une croissance de 15% à 20% du chiffre d'affaires du site de petites annonces l'an prochain, alors que les analystes visaient environ +30%, notamment avec la reprise du marché de l'immobilier.

"La plus grosse surprise a été Leboncoin.fr, où la marge a été plus faible que prévu au troisième trimestre et la prévision pour 2016 assez faible", a relevé Per Gunnar Nordahl, analyste chez Arctic Securities.

Sur le seul troisième trimestre, le 6e site le plus visité en France le mois dernier après l’opérateur Orange et les monstres de la high tech américaine (YouTube, Microsoft, Facebook et Google) a vu ses revenus opérationnels progresser de 36,1 à 43,2 millions d’euros.

Néanmoins, son Ebitda est resté stable à 24,3 millions d’euros, tandis que la marge d’exploitation a reculé de 10 points à 56% des revenus. Le groupe explique avoir été pénalisé par la hausse de ses investissements en marketing, afin de doper le segment immobilier sur Leboncoin.

Julien Mouret avec AFP