Avec le "Rassemblement-UMP", Fillon pourrait prendre l'avantage sur Copé

Le groupe dissident lancé par François Fillon mardi pourrait regrouper davantage de parlementaires que le groupe traditionnel.

Tristan Berteloot
Le 27/11/2012 à 12:21
Mis à jour le 27/11/2012 à 13:02
François Fillon, à l'Assemblée nationale (AFP)

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Une centaine de députés, une soixantaine de sénateurs. Le "Rassemblement-UMP", groupe dissident lancé mardi par François Fillon, pourrait regrouper davantage de parlementaires que le groupe traditionnel, si tous les soutiens de l'ancien Premier ministre venaient à le rejoindre formellement.

60 à 70 députés fillionistes auraient déjà fait ce choix, a déclaré Jean-François Lamour, à l'issue d'une conférence de presse organisée au musée social, où François Fillon a justifié la création du groupe dissident à l'Assemblée nationale.

151 députés et sénateurs pro-Fillon

Un groupe "dissous dès qu'un nouveau vote aura lieu", ont confirmé les proches de l'ancien Premier ministre, qui conteste toujours les résultats de l'élection du président de l'UMP Jean-François Copé, et réclame la tenue d'un nouveau scrutin "dans les trois mois et sous contrôle d'une commission indépendante".

Le groupe UMP compte 183 députés à l'Assemblée nationale et 11 apparentés, et 132 sénateurs. Pour dépasser en nombre le groupe trationnel, le groupe "Rassemblement-UMP" devra compter dans ses rangs plus de 92 députés et 65 sénateurs.

François Fillon profite de l'avantage qu'il avait déjà sur son rival avant l'éclatement de la crise qui secoue aujourd'hui le premier parti d'opposition. L'ancien Premier ministre pouvait alors compter sur le soutien de 151 députés et sénateurs, quand Jean-François Copé atteignait péniblement le nombre de 100.

Et François Fillon dominait alors en nombre de soutiens Jean-François Copé aussi bien au Sénat qu'à l'Assemblée nationale. Mais même si l'ancien Premier ministre avait à l'époque réuni derrière sa candidature plus de parlementaires que l'actuel chef contesté du parti, tous ne souhaitent pas aujourd'hui quitter leur groupe parlementaire d'origine pour rejoindre son groupe dissident.

Deux groupes, une même manne financière

C'est en tout cas ce qu'espèrent les copéistes. "Beaucoup de députés et sénateurs qui ont soutenu François Fillon nous disent que non seulement ils n'ont pas l'intention de quitter le groupe, mais qu'ils ont aussi l'intention de faire un appel pour que leurs amis qui ont fait la campagne de François Fillon restent eux aussi dans le groupe", déclarait lundi le directeur de campagne de Jean-François Copé, Roger Karoutchi.

Pour ne pas pénaliser financièrement les élus, François Fillon a pourtant fait en sorte que les membres du groupe "Rassemblement-UMP" continuent à être rattachés financièrement à l'UMP. Les parlementaires qui rejoindront le groupe fillionistes pourront dont encore compter sur la dotation de 42.000 euros qu'ils reçoivent chaque année de l'État pour les frais attachés à leurs fonctions.

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