L'affaire Bygmalion, c'est "l'affaire des comptes de campagne" de Sarkozy

Jean-François Copé, président de l'UMP, a annoncé son intention de déposer plainte contre X dans cette affaire Bygmalion qui éclabousse le parti mais aussi Nicolas Sarkozy.

S.A. avec AFP
Le 26/05/2014 à 17:11
Mis à jour le 26/05/2014 à 17:42
Patrick Maisonneuve, l'avocat de la société Bygmalion (BFMTV)

L'avocat de la société de communication a présenté lundi l'affaire Bygmalion comme une "affaire des comptes de campagne" de Nicolas Sarkozy, évoquant un système mis en place "à la demande de l'UMP" pour dissimuler des dépenses liées aux meetings du président-candidat. "

"Bygmalion avait le choix entre ne pas être payé ou être de cette manière là, a-t-il poursuivi sur BFMTV. Bygmalion parle aujourd'hui pour tordre le coup aux accusations. [...] Ils ont demandé à être entendus par les enquêteurs".

Evoquant des "fausses factures" puis de "vraies fausses factures", Me Patrick Maisonneuve a estimé à "plus de dix millions d'euros" les sommes litigieuses. Selon lui, des prestations liées aux meetings de Nicolas Sarkozy lors de la campagne présidentielle de 2012 étaient "indûment" imputées à des conventions facturées à l'UMP.

En quelques phrases, Patrick Maisonneuve a assombri l'avenir de l'UMP, de son président Jean-François Copé mais aussi de Nicolas Sarkozy. Car ces accusations sont lourdes à la veille d'un bureau politique déjà annoncé tendu pour le parti.

Les 11 millions d'euros des militants

Jean-François Copé, président de l'UMP, a annoncé son intention de déposer plainte contre X et assuré sur BFMTV ne rien savoir de cette affaire, à la veille d'un bureau politique explosif pour l'UMP. L'Express a publié pourtant une facture qui porte sa signature et Libération avait évoqué plus de 70 conventions pour un montant total de près de 20 millions d'euros.

Après l'invalidation des comptes de campagne de l'ancien chef de l'Etat par le Conseil constitutionnel, l'UMP avait fait appel à la générosité de ses militants pour récolter 11 millions d'euros. D'abord par la voix de Jean-François Copé qui avait demandé aux militants de se mobiliser. Puis par la voix de Nicolas Sarkozy lui-même qui avait demandé sur Facebook aux Français de "l'aider", dénonçant par la même occasion une situation inédite sous la Ve République et un péril pour le parti politique.

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