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Une locataire espionnée par de faux détecteurs de fumée !

Un détecteur de fumée

Un détecteur de fumée - Wikimedia Commons

Les détecteurs de fumée du logement d’une résidente de Kansas City avaient en réalité une fonction fort différente...

Une étrange découverte. Selon le Kansas City Star, en visitant l'appartement d'une jeune femme de 25 ans, l'un de ses amis s'est étonné de l'aspect d'un détecteur de fumée. L'appareil ressemblait à s’y méprendre à une caméra espion, a remarqué le jeune homme. La jeune femme, méfiante, a alors alerté la police. Et en examinant la pseudo alarme placée dans la cuisine, les policiers se sont aperçus qu’il n’y avait pas d’ouverture pour les piles, comme dans un détecteur ordinaire. Ceux-ci étaient en revanche connectés à trois câbles dans le plafond et reliés à un ordinateur.

Onze faux détecteurs

Les enquêteurs ont mis à jour pas moins de onze faux détecteurs, qui cachaient en réalité des caméras de vidéosurveillance. Dans la chambre de la locataire, dans son salon, et même « quatre dans sa salle de bain, enregistrant ses mouvements en permanence », selon le journal. Son logement comportait en réalité un seul véritable détecteur de fumée, dans la chambre de son colocataire...

La victime a expliqué aux policiers qu’elle vivait dans l’appartement depuis cet été. Son propriétaire, qui est aussi son employeur, lui aurait fait des avances à plusieurs reprises, qu’elle a refusées. Or, l'homme âgé de 47 ans s’est chargé de rénover sa salle de bains en octobre, alors que la locataire n’était pas chez elle.

La jeune femme est aujourd’hui logée chez des amis, et n’a pas souhaité s’exprimer sur cette affaire, indique le quotidien. Le matériel vidéo a été confisqué, mais il n’y aurait pas eu d’arrestation. Mais pour l'un des enquêteurs interrogé par le Kansas City Star, ce type d’affaire est « beaucoup plus fréquent que l’on croit »…

En France, un bailleur social a quant à lui trouvé un autre moyen pour espionner ses locataires. Découvrez lequel >>

André Figeard