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Présidentielle: pourquoi les banques ont flambé en Bourse lundi

Le risque d'une victoire de Marine Le Pen, synonyme d'une sortie de la zone euro, semble s'éloigner. Mais les valeurs bancaires ont également bénéficié d'un effet de rattrapage. Explications.

Au lendemain du premier tour de l’élection présidentielle, les marchés ont exprimé un vif soulagement, dû à la qualification d’Emmanuel Macron pour le second tour. Les valeurs bancaires, plus particulièrement, se sont envolées.

Le titre Crédit Agricole a ainsi clôturé en tête du CAC 40, en hausse de 10,86% à 13,78 euros. Les actions Société Générale, BNP Paribas et Axa ont, quant à elle, progressé de respectivement 9,86% à 50,85 euros, 7,52% à 66,66 euros et 6,53% à 25,03 euros.

La confiance de retour

La confiance est en effet de retour, de façon spectaculaire. Et ce sont les banques qui profitent à plein de ce rebond, pour deux raisons.

D'abord, parce que le risque politique est écarté. C'est sur les banques que se focalisaient toutes les inquiétudes, en cas de victoire finale de Marine Le Pen et donc de sortie de la zone euro. Pour les marchés, cette hypothèse semble écartée, et avec elle la prime de risque sur les banques.

Un phénomène amené à se poursuivre

La deuxième explication tient aux fondamentaux. Les bons signaux s'accumulent ces derniers mois, soulignent les analystes, qui estiment que la reprise est là. Ces fondamentaux avaient été mis de côté compte tenu de l'échéance électorale et les banques françaises, qui jusqu'ici avaient sous-performé par rapport à leurs concurrentes étrangères, bénéficient du coup d'un effet de rattrapage.

Un phénomène qui pourrait se poursuivre dans les jours à venir si l'on en croit la plupart des analystes, qui ont relevé leurs perspectives sur le secteur bancaire français.

Caroline Morisseau