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Paris: nouveau zénith annuel à 48H des '4 sorcières'.

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(CercleFinance.com) - Rien ne bouge à Wall Street: la tendance reste plus qu'hésitante à la mi-séance avec une consolidation marginale de -0,15% sur le Dow Jones et -0,25% sur le 'S&P' tandis que le Nasdaq affiche une performance zéro à 3.0

(CercleFinance.com) - Rien ne bouge à Wall Street: la tendance reste plus qu'hésitante à la mi-séance avec une consolidation marginale de -0,15% sur le Dow Jones et -0,25% sur le 'S&P' tandis que le Nasdaq affiche une performance zéro à 3.053Pts (-0,05%).

Cette lourdeur qui perdurait depuis l'ouverture des marchés US n'a pas empêché le CAC40 d'afficher un gain de 0,44% en clôture, sa plus forte hausse depuis le 11 décembre dernier.

Mais l'essentiel avait été acquis avant la reprise des cotations à New York: le CAC40 a inscrit à 14H29 un nouveau zénith annuel à 3.670 et vient d'aligner une 20ème hausse sur une série historique de 23.

L'emprise de la programmation algorithmique des marchés atteint des sommets et dépasse peut-être les rèves les plus fous des prix Nobel de physique et des médailles Fields de mathématiques: ce n'est plus la maîtrise du risque qui permet d'anticiper le comportement des marchés, c'est la maîtrise du comportement des marchés qui abolit (fictivement) le risque.

La performance des places européennes (+0,42% en moyenne ce soir et +0,6% à la mi-journée) était acquise dès 10H30 ce matin: depuis, le même scénario de dérive latérale sans volumes au sein d'une fourchette hyper étroite se perpétue (pour la 6ème séance consécutive).

Résultat: la volatilité est au tapis et ce n'est surement pas un hasard en cette journée marquée par l'expiration des dérivés sur indice 'VIX''.

Tout est programmé pour que rien ne bouge: aucune réaction des marchés par exemple à 14H30 lors de la petite 'fausse note' qui a retenti avec le recul de -3% des mises en chantier de logements neufs au mois de novembre (à 861.000 unités contre 871.000 anticipé), soit tout de même +21,6% sur 12 mois, mais on part de très, très bas (activité divisée par 3 par rapport à 2006).

Le Département du Commerce a par contre annoncé une hausse de +3,6% des permis de construire (à 899.000 unités contre 872.000 attendu).

Le recul des mises en chantier peut s'expliquer en partie par le passage de l'ouragan Sandy et ne trahit pas d'affaiblissement réel de l'activité dans le secteur immobilier.

Ce milieu de semaine est également marqué par le débordement de la résistance des 1,3150$ par l'Euro: une nouvelle étape est franchie aujourd'hui avec le débordement des 1,33$ en matinée (1,3250$ ce soir).

Si cette hausse traduit un retour de la confiance dans l'Euro, elle met symétriquement à mal le commerce extérieur et la compétitivité européenne.

Enfin, il est assez étrange d'assister une tension des taux longs US de 1,70 vers 1,81% en 48H -justifiée par le risque de perte de son 'AAA' par les Etats Unis en cas de mauvaise gestion du 'fiscal cliff'- alors que Wall Street s'envole symétriquement de +2,5% en 2 séances sur la conviction qu'un compromis est sur le point d'être conclu entre démocrates et républicains.

A noter également l'envolée qui se poursuit à Tokyo avec une explosion de +4,5% en 3 séances (dont +2,5% ce mercredi) qui commence à ressembler à une 'panique à la hausse' (les opérateurs se ruent sur tout, à n'importe quel prix, alors que le Nikkei a déjà repris 18% en 5 semaines).

Le Japon va mettre selon les experts mettre en oeuvre un nouveau quantitative easing de 100MdsE... et ce sera le 12ème en 20 ans: aucun des plans précédents n'est parvenu à restaurer la croissance, même lorsque l'environnement international était très porteur comme en 2000 ou en 2007... ce qui sera loin d'être le cas en 2013.

Sur le front des valeurs françaises, Lafarge restait leader du CAC40 avec +3% à 48,07E, juste devant Crédit Agricole avec +2,3%.

Capgemini avance de 1,65% à près de 34,5 euros, dans le sillage des résultats bien accueillis de l'Américain Oracle. La SSII française a en outre fait part d'un gros contrat d'outsourcing avec Unilever.

Axa gagnait 0,5% à 13,15 euros, après un début de séance plus difficile. Le titre a été affecté par une dégradation de note de crédit par S&P de 'AA-' à 'A+', mais l'agence a remonté sa perspective à 'stable'.

Signe d'un retour de l'attrait pour le risque, les valeurs à caractère défensif se trouvent délaissées, à l'image de Sanofi (-1% à 71E), France Telecom (-0,8%) et Carrefour (-0,85%).

Zodiac perd 2,1% à 85 euros, malgré l'annonce par l'équipementier aéronautique d'une croissance de 17% de son chiffre d'affaires sur son trimestre comptable, dont une hausse de 6% en organique.
Peugeot ferme la marche avec -4,6% à 5,6E au lendemain de l'annonce de l'entrée de Louis Gallois au conseil de surveillance du groupe PSA.

Compagnie des Alpes gagne 2,8% à 13,9 euros, après la publication par le groupe de loisirs de résultats annuels inférieurs aux attentes, mais accompagnés de réservations satisfaisantes dans les domaines skiables.

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