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Paris: le facteur géopolitique anéantit les gains en hebdo.

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(CercleFinance.com) - Une semaine pour rien à Paris (-0,1% au final), un gain marginal en Europe (+0,35%)... voilà la conséquence d'un décrochage des indices que 'personne n'avait vu venir', sur des rumeurs d'accrochage (invérifiables car c'est

(CercleFinance.com) - Une semaine pour rien à Paris (-0,1% au final), un gain marginal en Europe (+0,35%)... voilà la conséquence d'un décrochage des indices que 'personne n'avait vu venir', sur des rumeurs d'accrochage (invérifiables car c'est la guerre des communiqués et contre-communiqués) entres troupes ukrainiennes régulières et unités russes situées du côté de leur frontière.

Paris chute de -1,82% après avoir gagné +0,8% la veille: le CAC40 retombe sur 4.330Pts, ce qui efface l'intégralité des gains de la semaine (+1,7% à l'ouverture ce matin... une belle semaine disait-on... mais elle s'achève dans le rouge, alors que les stops de protection s'enchaînaient de façon incoercible au cours de la dernière heure de cotations face à des acheteurs absents).

Plombé par les valeurs du luxe, Paris sous-performe nettement les autres grands indices européens puisque Londres ne s'effrite que de -0,45%, Francfort perd en revanche -1,5%, Milan de -1%, l'E-Stoxx50 lâche -1,4% et l'Euro-Stoxx600 seulement -0,68%.

Wall Street qui avait clôturé en léger repli jeudi chute de façon plutôt inattendue avec un Dow qui perd -130Pts à 16.950, le Nasdaq chute de -0,5% à 4.450 dans le sillage d'Amazon (-11,5%) et le 'S&P' de -0,45% à 1.979Pts.

Les indices US remontent depuis 17H30 et on sent bien la volonté de soutenir coûte que coûte la tendance des marchés US, ce qui est le cas tous les vendredis à quelques rares exceptions près en janvier et février.

Les publications d'entreprises continuent de s'enchaîner à une cadence effrénée, tant en France que de l'autre côté de l'Atlantique.
Les tensions géopolitiques inhérentes au dossier ukrainien et gazaoui semblent refaire surface, et les nouvelles macroéconomiques du jour n'incitent guère à l'optimisme.

Mesurant le climat des affaires en Allemagne, l'indice IFO a notamment déçu, ressortant à 108 points ce mois-ci, contre un consensus de 109,4 et après 109,7 en juin.

'Les tensions géopolitiques font sentir leur poids sur l'économie allemande', a commenté Hans Werner-Sinn, le président de l'institut, et suivant la célèbre théorie de 'l'effet domino' inquiètent dans l'ensemble de la zone euro.

Cette dernière serait de surcroît loin d'être tirée d'affaire du point de vue du FMI, qui a réduit hier sa prévision de croissance annuelle de 1,1 à 1%. Selon l'institution, la reprise est insuffisamment robuste pour pouvoir écarter le risque de déflation.

De l'autre côté de l'Atlantique, le chiffre des commandes de biens durables a en revanche constitué une bonne surprise. Elles sont en effet ressorties en hausse de 0,7% en juin, soit 0,2 point de plus qu'attendu par les économistes... mais Wall Street n'en tire aucun profit.

'Toute sous-performance sur cet indicateur donnerait certainement du grain à moudre aux voix qui s'élèvent pour appeler la Fed à une approche plus accommodante sur sa politique monétaire', avait-on prévenu chez Valutrades.

Sur le front des valeurs, les bancaires ont été les dernières à basculer dans le rouge ce vendredi: EDF et Arcelor Mittal (+0,04%) sont ressorties du rouge au moment du 'fixing', ce qui a permis de ne pas clôturer avec 100% des composantes du CAC40 dans le rouge.

LVMH dévisse de 6,8% à 131,65euros après avoir dévoilé hier soir des résultats décevants au premier semestre... et Kering chute dans son sillage de -5%.

Valeo, qui a effectué son retour au sein de l'indice phare il y a quelques semaines, fait de son côté l'objet de prises de bénéfices (-2,6% à 94,6 euros) après avoir fait état d'un bond de 38% de son bénéfice net au premier semestre.

Technip dont les activités sont menacées en Russie perd encore 2,9%.

Autre équipementier automobile à la peine : Montupet (-4,55%), très en vue lors des dernières séances, a vu la croissance de son chiffre d'affaires se tarir au deuxième trimestre.

TF1, malgré une hausse de ses bénéfices ne parvient pas à restaurer sa rentabilité suite au surcoût entrainé par le 'Mondial' au Brésil, le titre a chuté de -4,5% et même tutoyé les 11E en début de séance (-8%).

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