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Le fabricant de parkas Canada Goose veut s'introduire en Bourse

La firme canadienne souhaite lever 300 millions de dollars, ce qui valoriserait la société à 2 milliards de dollars.

C'est un effet de mode qui ne se dément pas d'hiver en hiver. À l'arrivée du froid au mois de décembre, fleurissent dans les villes de France les parkas de la marque Canada Goose ornées de leur fourrure en coyote. Plus qu'une mode, un véritable succès commercial. Ces vestes, qui sont vendues à un prix minimum de 700 euros en France, ont donné des idées à la firme canadienne, qui souhaite désormais s'introduire en Bourse. À cette occasion, la société souhaite lever 300 millions de dollars (280 millions d'euros), ce qui la valoriserait à 2 milliards de dollars. Le produit de cette opération servira au remboursement de la dette et au fonds de roulement du groupe. Le fonds d'investissement Bain Capital, qui a racheté le groupe en 2013 pour une valeur d'entreprise de 250 millions de dollars, souhaite rester majoritaire à l'issue du processus d'introduction.

La société, qui prévoit de s'inscrire à la Bourse de New York et de Toronto (d'où elle est originaire) sous le symbole GOOS, a connu une croissance fulgurante ces dernières années. De 2014 à 2016, son chiffre d'affaires est passé de 152 millions à 290,8 millions de dollars (270 millions d'euros), soit une hausse de plus de 90%, tandis que son bénéfice net est ressorti à 30,1 millions de dollars (25 millions d'euros).

Distribuée dans 36 pays

Fondée dans un petit entrepôt à Toronto en 1957 sous le nom de "Metro Sportswear Ltd", Canada Goose était à la base spécialisée dans les vestes de laine, les imperméables et les combinaisons de motoneige. Désormais distribuée dans 36 pays, la marque s'est recentrée ces dernières années sur une clientèle luxe, délaissant ainsi les "Mushers" (conducteurs de traîneaux) qui avaient fait son succès.

S.B.