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CAC 40: des résultats pas au rendez-vous

Les entreprises du CAC 40 ont vu leur bénéfice net chuter de plus de 12%.

Les entreprises du CAC 40 ont vu leur bénéfice net chuter de plus de 12%. - AFP

"Le millésime 2015 aura été moins bon que prévu pour les entreprises du CAC 40 en termes de bénéfices. Si BNP Paribas est le grand gagnant à ce jeu-là, ArcelorMittal est en revanche le bonnet d'âne de ce classement réalisé par Reuters."

Si les sociétés du CAC 40 ont connu une année plutôt faste en Bourse en 2015 avec une progression de 8,5% en moyenne, elles ont eu en revanche plus de difficultés au niveau des résultats. En effet, contre toute attente, nos champions français ont dégagé des bénéfices nets part du groupe en baisse de 12,8% par rapport à l'exercice 2014, selon des données compilées par Reuters. Et ce, malgré un chiffre d'affaires total en hausse de 1,6%.

En cumulé, les revenus générés par les 40 plus grandes entreprises de la cote sont ressortis à 1.220,9 milliards. Ces profits ont atteint 55,221 milliards d'euros. Une performance mitigée par rapport aux attentes du consensus qui s'attendait à une bénéfice de 76 milliards et à un chiffre d'affaires de 1.216 milliards.

Finalement, seul un tiers des sociétés du CAC 40 ont publié des résultats supérieurs aux attentes quand un peu plus de la moitié (21) a fait mieux que prévu en termes de chiffre d'affaires. Il faut dire que ces géants ont fait face à un contexte économique difficile marqué par les craintes sur la croissance mondiale (notamment la faiblesse de l'économie chinoise) et la chute des matières premières.

BNP Paribas au top, ArcelorMittal bon dernier

Avec un chiffre d'affaires de 42,9 milliards et un résultat net de 6,7 milliards, la banque BNP Paribas s'installe sur la plus haute marche du podium. Suivie de près par le groupe d'assurance Axa (5,6 milliards de bénéfices) et le géant pétrolier, Total, qui malgré l'effondrement des prix du pétrole, a plutôt bien résisté.

A l'inverse, plombé par de lourdes dépréciations d'actifs, ArcelorMittal a vu sa perte nette se creuser (-6.98 milliards d'euros au total). L'énergéticien Engie a également souffert de dépréciations (plus de 8 milliards) et a affiché une perte nette de 4,6 milliards d'euros. Enfin, pour compléter le trio, on retrouve LafargeHolcim. Le cimentier franco-suisse, qui a été pénalisée par les coûts liés à sa fusion, a publié des résultats largement dans le rouge (-1,35 milliards d'euros).

Sami Bouzid