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Le stationnement à Paris, un business rentable

Acheter une place de parking pour l'occuper, la louer ou la partager, peut être une bonne affaire pour les parisiens

Acheter une place de parking pour l'occuper, la louer ou la partager, peut être une bonne affaire pour les parisiens - Ana Arevalo/ AFP

Entre le manque de place et la hausse du tarif résidentiel, garer sa voiture dans Paris est devenue une vraie galère. Face à cette situation, de plus en plus de Parisiens décident d'investir dans un parking pour le mettre en location.

Dans les rues de la capitale, une place de stationnement reste disponible moins d’une minute. Pour ne pas tourner pendant des heures à la recherche du graal, mieux vaut avoir la chance de son côté. Sur les 80.000 places de stationnement résidentiel, 60% des emplacements sont occupés par des voitures qui ne bougent pas. Pour libérer les rues de Paris, la mairie a lancé un arsenal plutôt dissuasif: fin de la gratuité le samedi et au mois d'août, hausse du tarif pour les résidents, carte de stationnement payante. Ces mesures ont poussé certains automobilistes à investir dans un parking pour la mettre en location. Un placement peu coûteux, peu risqué et rentable comme le confirme Sylvain Nouallet, président du GIE Orpi Paris. "Il ne nécessite pas d'entretien et les démarches sont simplifiées. Il n'y a pas d'état des lieux à faire".

1- La location

La priorité quand on vient d'acheter une place, c'est de rentabiliser son investissement de départ. C'est vrai pour les particuliers et aussi de plus en plus des entreprises qui y trouvent une source de revenu non négligeable. Alexandre Poisson, le co-fondateur de Parkadom, compte parmi ses clients de plus en plus de sociétés qui mettent des lots en location. Il vient de récupérer la gestion de 80 places en plein coeur du 8e arrondissement qu'il va pouvoir proposer aux automobilistes. Selon lui: "Les entreprises génèrent du chiffre d'affaires en proposant des places de parking vacantes. Cela permet de régler des travaux, de payer les charges d'entretien".

2-Le partage

Dans le même esprit, la start-up Zenpark a décidé de miser sur le partage de parking. Le site permet à ses membres d’accéder à des places privées à certains moments de la journée. Sur leur smartphone, ils peuvent réserver pour une heure ou prendre un abonnement pour la nuit et pour le week-end. "Nous faisons rentrer des voitures dans les sous-sols des hôtels, des bailleurs sociaux ou des entreprises lorsqu'elles ont des places qui se libèrent" explique Frédéric Sebban, le vice-président de Zenpark. Un concept qui sera bientôt développé à Bordeaux et à Nantes, la ville où l'on passe le plus de temps dans les bouchons.

Charlyne Legris