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Immobilier: la hausse des taux de crédit s'essouffle

En mai, les taux de crédit immobilier se sont établis en moyenne à 1,56%, soit un point de plus que le mois précédent.

En mai, les taux de crédit immobilier se sont établis en moyenne à 1,56%, soit un point de plus que le mois précédent. - Patrick Kovarik - AFP

Pour financer l'achat de leur logement, les ménages ont emprunté en moyenne à 1,56% en mai toutes durées confondues, selon une étude de Crédit Logement/CSA publiée ce mercredi. C'est seulement 0,01 point de plus que le mois précédent.

La hausse des taux de crédit immobilier s'essouffle. En mai, ils se sont établis en moyenne à 1,56%, soit 0,01 point de plus que le mois précédent, annonce mercredi Crédit Logement/CSA. "Le plus fort de la hausse s’était constaté en février dernier et depuis les augmentations ne sont que de faible ampleur", précise l'observatoire, qui fait le point chaque mois sur l'évolution des taux d'intérêt.

Cette faible remontée n’est pas générale (les taux à 20 et 25 ans ont diminué de respectivement 0,02 et 0,03 point), mais rappelle celle des étés 2013 et 2015, "tant par son ampleur que par sa durée", note l'étude. Ainsi les taux sont simplement revenus à leur niveau du début de l’été 2016.

L'observatoire table sur un allègement des taux des crédits d’ici le début de l’été, sur fond de repli des taux des obligations qui s’est poursuivi en mai.

La hausse des prix refroidit les acquéreurs potentiels

En tout cas, pour le moment, la légère remontée des taux n'est pas de nature à affecter la solvabilité des ménages. En revanche, tempère Crédit Logement/CSA, la hausse rapide des prix de l’immobilier "pèse maintenant sur une demande qui s’affaiblit".

Le dernier baromètre LPI/SeLoger publié fin mai, qui prend le pouls du marché en temps réel, témoigne de l'envolée spectaculaire des prix dans certaines villes (+10% sur un an à Bordeaux, ou encore plus de 7% à Lyon), ce qui commence à refroidir les acquéreurs potentiels. Certes le volume de transactions progresse toujours sur un an, mais il chute de 11% d'un trimestre sur l'autre.

À Paris, les prix des logements anciens ont grimpé de plus de 5% au premier trimestre 2017, et devraient battre tous les records dès cet été, en tutoyant les 8.800 euros le mètre carré (+7% sur un an).

Julien Mouret