Guillaume Peltier : "Le traitement de l'info est déséquilibré"

Le leader de la Droite forte, nouveau courant de l'UMP, revient sur sa proposition de faire apparaître davantage de journalistes de droite sur les chaînes et les stations du service public.

Mathilde Tournier
Le 02/10/2012 à 16:21
Mis à jour le 02/10/2012 à 16:22
Guillaume Peltier, le 1er novembre 2007 (Airwwwolf / licence CC)

Le courant UMP La Droite forte a proposé mardi de "démocratiser les chaînes du service public" en "garantissant l'embauche de journalistes de droite", "très peu représentés dans l'audiovisuel public". Co-fondateur de ce mouvement, Guillaume Peltier apporte des précisions sur cette proposition.

Vous trouvez que le traitement médiatique est biaisé au profit de la gauche dans les médias publics ?


Ce n'est pas moi qui le trouve, ce sont les Français. Cette proposition de la Droite forte se fonde sur un sondage Sofres publié au lendemain de la victoire de François Hollande, le 17 mai dernier. 40% des sondés estimaient que le traitement médiatique avait profité à François Hollande, contre 10% à Nicolas Sarkozy.

Mais ce sondage se fonde sur l'ensemble des médias...

Oui. Mais dans le privé, les deux opinions sont représentées. Sur les chaînes d'info en continu, il y a des duels d'éditorialistes. C'est aussi le cas sur France Info, mais c'est l'exception qui confirme la règle. Dans l'audiovisuel public, les opinions de droite sont sous-représentées.

Comment, dans les faits, se traduirait cette "discrimination positive" à l'égard de journalistes déclarés de droite ?

Dans l'histoire, il y a un précédent : la réintégration d'une cinquantaine de journalistes de gauche dans les médias du service public par François Mitterrand, à son arrivée au pouvoir en 1981. On pourrait faire la même chose avec des journalistes de droite aujourd'hui. Et surtout proposer un débat, dans les journaux de 13 heures et à 20 heures, entre deux journalistes, un de gauche et un de droite. Afin de confronter deux opinions, deux visions des choses, à des heures de grande écoute.

Et les autres opinions ? Extrême gauche, extrême droite, centre, écologie... ?

Bien sûr, à long terme, on pourrait arriver à donner une voix à l'ensemble des courants politiques ! Mais il faut procéder par étapes. Aujourd'hui, la priorité est déjà que les deux opinions majoritaires soient équitablement représentées dans les médias du service public.

Le rôle des médias publics n'est-il pas plutôt de présenter un traitement le plus neutre possible de l'information ?

Dans un monde idéal, je préfèrerais que les journalistes soient neutres et indépendants ! Mais comme tel n'est pas le cas, autant proposer des solutions pour s'accomoder au mieux d'un état de fait.

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