Gouvernement Valls: le jour d'après

Au lendemain de l'annonce officielle du gouvernement Valls, les nouveaux ministres se sont installés. Premiers couacs et dernières passations de pouvoir, revivez la première journée de la nouvelle équipe gouvernementale.

Ariane Kujawski et Yann Duvert
Le 03/04/2014 à 8:33
Mis à jour le 03/04/2014 à 20:47
Arnaud Montebourg. (France 2-Capture d'écran)

Gouvernement Valls, jour 1. Après la nomination officielle des nouveaux ministres, chacun a pris ses fonctions et s'est installé dans ses locaux. Pendant ce temps, Manuel Valls a effectué ses premiers arbitrages.


Ce live est désormais terminé, merci de l'avoir suivi. Retrouvez les évènements de la journée sur BFMTV.com

>> L'ESSENTIEL

• Le gouvernement a pris ses fonctions officiellement mercredi

• Les dernières passations de pouvoir ont eu lieu ce jeudi

• Valls a tranché entre Fabius et Montebourg

20h45 - Le Tourisme également pour Fabius. En plus du Commerce extérieur, le portefeuille du Tourisme sera également placé sous l'autorité de Laurent Fabius.

20h15: Montebourg tacle la Commission européenne. Interrogé sur les craintes de Bruxelles suscitées par sa nomination à Bercy, Arnaud Montebourg a déclaré qu'il n'avait "pas pour but d'être populaire à la Commission européenne". Alors qu'il avait qualifié son président de "carburrant du Front national", il en a d'ailleurs remis une couche: "ce n'est pas une invective, c'est une réalité".

20h15 - Arnaud Montebourg: Valls est passionément de gauche. Invité du JT de France 2, le ministre de l'Economie a qualifié Manuel Valls d'homme "passionément de gauche". Nous avons des désaccords, ils seront soumis à l'épreuve des faits", a-t-il néanmoins rappelé.

19h25 - Fabius gagne son duel contre Montebourg. Le Commerce extérieur sera désormais rattaché au Quai d'Orsay, a fait savoir l'entourage de Manuel Valls aux agences Reuters et AFP. "Les décrets préciseront les modalités de collaboration entre le ministère des Affaires étrangères et du Développement international et celui de l'Economie, du Redressement productif et du Numérique", a-t-on ajouté de même source, précisant que c'est Manuel Valls qui avait "tranché" sur ce dossier.

19h20 - "Il n'y a pas de couac" sur l'écotaxe, selon Le Foll. Le nouveau porte-parole du gouvernement a déclaré sur BFMTV que Ségolène Royal, auteure d'une sortie polémique sur une l'écotaxe, "avait rappelé une position qu’on lui connaissait". "Il va falloir s’habituer au fait qu’il y ait un débat, mais l’arbitrage sera rendu par le Premier ministre", a-t-il affirmé. Mais, selon lui, "il n'y a pas de couac" sur l'écotaxe.

19h00 - Pas d'état de grâce pour Valls. Le nouveau Premier ministre Manuel Valls semble prendre ses fonctions sans état de grâce, 41% des Français seulement déclarant lui faire confiance contre 47% disant ne pas lui faire confiance, selon un sondage CSA pour Les Echos et Radio classique publié jeudi. 12% ne se prononcent pas pour l'instant. "C’est une confiance qu’il faudra gagner", a déclaré à ce propos Stéphane Le Foll, porte-parole du gouvernement, sur BFMTV.
  

18h50 - Jean-Jacque Urvoas ne veut pas être secrétaire d'Etat. "Je suis ravi d'être le président de la Commission des lois et je vais le rester", a déclaré à LCP Jean-Jacques Urvoas, proche du nouveau Premier ministre et un temps pressenti pour lui succéder à l'Intérieur. S'il lui était proposé la semaine prochaine un poste de secrétaire d'Etat ? "Je le refuserai", a tranché le député du Finistère.

18h40 - Les Bonnets rouges prudents après la sortie de Ségolène Royal. "Ce qu'on demande, c'est le maintien de la gratuité des routes en Bretagne et donc la suppression définitive de l'écotaxe", a rappelé Christian Troadec, maire DVG de Carhaix (Finistère), et l'un des leaders du collectif "Vivre, décider et travailler en Bretagne", à l'origine du mouvement des Bonnets rouges.
"On reste prudents", a-t-il tempéré, après la demande de "remise à plat" de l'écotaxe formulée par Ségolène Royal.

18h30 - Huchon (PS) tacle les écolos. Le refus des écologistes de participer au gouvernement Valls est "la faute de leur vie", a estimé jeudi Jean-Paul Huchon, président (PS) de la Région Ile-de-France, où PS et EELV forment une majorité.

Interrogé sur Cécile Duflot, il a évoqué quelqu'un "à la recherche d'une authenticité supérieure d'elle-même: elle voulait apparaître comme quelqu'un de conviction et pas que dans la tactique".
"Elle n'aime pas Valls, d'accord, mais on ne travaille pas qu'avec des gens que l'on aime", a-t-il fait valoir.

18h00 - Christiane Taubira débarque à Sciences-Po à vélo. La Garde des Sceaux, maintenue à son poste à la surprise générale, est arrivée à vélo à Sciences-Po, où elle participait à un colloque sur le racisme.

17h30 - "Pas de renouveau" dans le gouvernement Valls, pour la CGT.  Thierry Lepaon, leader de la CGT, a affirmé jeudi à l'AFP qu'il ne voyait pas de signe de "renouveau" dans la nouvelle équipe gouvernementale. "Je ne vois pas dans cette équipe le renouveau annoncé par François Hollande" lundi au lendemain des élections municipales, a-t-il affirmé, croyant "plutôt à une accélération des politiques d'austérité et à une soumission au diktat de la Commission européenne".

17h10 - Pour qui le Commerce extérieur? Convoité par Laurent Fabius et Arnaud Montebourg, ce domaine n'a pas encore été attribué à l'un ou à l'autre, au deuxième jour de mise en place du gouvernement de Manuel Valls. Celui-ci n'a toujours pas fait connaître son arbitrage sur le premier "couac" de son équipe.

16h45 - Dati rend hommage à Royal. L'ex-ministre de la Justice Rachida Dati a rendu un hommage appuyé à Ségolène Royal, rapporte le site du Monde. "Nous n'appartenons pas au même parti, n'avons pas les mêmes convictions, mais je lui reconnais du courage, de la combativité et de la sensibilité – qui n'est pas de la fragilité", déclare-t-elle ainsi.

16h35 - Jean-Marc Ayrault veut redevenir député. L'ex-Premier ministre a annoncé, dans un message adressé à l'AFP à Nantes, qu'il souhaitait retrouver son siège de député de la troisième circonscription de Loire-Atlantique.
"Je vais prendre du recul et récupérer toute mon énergie que j'ai donnée sans compter au pays. Puis je retrouverai mon siège de député", a-t-il écrit dans ce message.
    

16h30 - Ségolène Royal favorable à une remise à plat de l'écotaxe. "Je ne suis pas seule à décider, mais je vais remettre à plat les choses pour voir quelles sont les autres possibilités que nous avons pour dégager des financements pour en effet faire les travaux ferroviaires et routiers", a déclaré la nouvelle ministre de l'Ecologie à des journalistes, en rappelant qu'elle n'était pas pour une "écologie punitive".

16h00 - Emmanuelli veut réveiller le PS. Le député socialiste a appelé à la tenue d'un Congrès extraordinaire du Parti socialiste, ou à une démission du premier secrétaire Harlem Désir. Henri Emmanuelli estime en effet, dans une interview à Mediapart que le parti, "parc à moutons", était plongé dans un état de "coma profond". "Le PS n'existe plus. Ni à l'attaque, ni en défense", s'exaspère celui qui fut lui-même premier secrétaire du PS, de 1994 à 1995.

15h45 - Moscovici vs Guigou. Si Pierre Moscovici n'a pas caché ses ambitions européennes, c'était sans compter celles d'Elisabeth Guigou. L'ancienne garde des Sceaux reconnaît dans une interview aux Echos que "[s]on nom a circulé pour Bercy (...) Mais je n'ai rien sollicité, et j'ai toujours indiqué que ma priorité c'était l'Europe".

"Oui un poste de commissaire européen m'intéresserait", reconnaît Elisabeth Guigou. Quant à la concurrence de Pierre Moscovici, elle évoque "une concurrence positive et stimulante. Et c'est au président de choisir: ce n'est pas mauvais qu'il ait plusieurs cartes en main".

15h00 - Ségolène Royal sera "extrêmement vigilante" quant à l'avenir de "sa" Région. A la préfecture de Poitou-Charentes, la nouvelle ministre a répliqué aux questions sur sa décision de quitter la présidence de la Région. "Je resterai conseillère régionale comme la loi m'y autorise", a-t-elle répondu.

"J'ai un devoir de continuité et un devoir de fidélité. Il est hors de question que je disparaisse parce que je suis ministre", lance-t-elle au micro de BFMTV. "Dans une gouvernance moderne, on n'a pas besoin d'avoir le titre de présidente de région si on a pris le temps de forger des équipes soudées, qui travaillent en collectif autour de soi. Je serai extrêmement vigilante".

14h50 - "Une dizaine de secrétaires d'Etat" seront nommés rapidement après le discours de politique générale de Manuel Valls mardi, selon son entourage, qui insiste sur "un délai rapide".

14h15 - Ségolène Royal de retour en Poitou-Charentes. La nouvelle ministre a pris le train ce matin pour se rendre en préfecture de Poitou-Charentes, pour y signer un contrat Etat-région aux côtés de son rival local, Dominique Bussereau. Pauline de Saint-Rémy, journaliste à BFMTV, est sur place.


A son arrivée à Poitiers, on a pu voir Ségolène Royal circuler dans sa "Mia", la voiture électrique fabriquée en Poitou-Charentes.

13h15 - Mathieu Pigasse est sorti de Matignon. A la sortie, le banquier d'affaires, ancien conseiller de DSK, n'a fait aucune déclaration, si ce n'est "Je suis venu parler de l'avenir, pas du constat".

12h20 - "Tu nous paies un coup?" Après les discours des entrants et sortants à Bercy, Arnaud Montebourg s'est tourné vers Pierre Moscovici en lui demandant: "tu nous paies un coup?"

12h10 - Michel Sapin: avec Montebourg, "nous partagerons toutes les décisions et nous parlerons d'une seule voix", a assuré le nouveau ministre des Finances et des Comptes publics >> Michel Sapin marque son territoire face à Montebourg

12h05 - Arnaud Montebourg l'assure, l'action qu'a menée Benoît Hamon pour l'économie sociale "sera poursuivie". Et "nous serons des militants de la croissance", assure le nouveau ministre de l'Economie, du Redressement productif et du Numérique.

11h54 - Matthieu Pigasse (Lazard) est reçu à Matignon.

11h53 - La passation des pouvoirs entre la ministre du Commerce extérieur, Nicole Bricq et le nouveau ministre de l'Economie, Arnaud Montebourg, qui devait avoir lieu jeudi matin, a été reportée, en attendant l'arbitrage de Matignon, indique un fonctionnaire de Bercy.

11h51 - Le nouveau ministre des Finances et des Comptes publics, Michel Sapin, promet qu'avec son nouveau collègue à l'Economie, Arnaud Montebourg, ils partageraient "toutes les décisions" et que les deux hommes parleraient "d'une même voix". "Dans quelques jours, vous aurez le sentiment de la cohérence, de la cohésion (...), nous partagerons toutes les décisions et parlerons d'une seule voix", assure Michel Sapin lors de la passation de pouvoir à Bercy avec Pierre Moscovici, en ironisant sur les inquiétudes de la presse quant à la capacité des deux hommes à s'entendre et se partager les tâches.

11h20 - L'ancien ministre affirme qu'il "n'aspire pas à redevenir" ministre, mais... il a des ambitions européennes. Il pourrait devenir commissaire européen. En attendant, il entend se consacrer à sa vie personnelle.

11h15 - Moscovici: "il n'y a pas de diplomatie économique sans Bercy".  "Bercy a été un acteur de la diplomatie économique et il n'y a pas de diplomatie économique sans Bercy", a affirmé Pierre Moscovici au cours de la cérémonie de passation de pouvoir.

11h10 - Arrivé à Bercy pour la passation de pouvoirs, Pierre Moscovici reconnaît éprouver "de l'émotion", "de la tristesse", mais il assure n'avoir "aucune amertume".

10h55 - Pierre Moscovici quitte Bercy et parle d'un "goût d'inachevé". "Celui qui part en pensant avoir déjà fini n'aurait pas dû être là", reconnaît l'ancien ministre de l'Economie et des finances, alors qu'il sort de Matignon. "Donc oui, j'éprouve ce goût d'inachevé, mais ce fut une période extraordinairement dense, avec un travail de réformes considérables. Bercy a été l'un des pivots de ce gouvernement. Cela me donne une expérience que je veux mettre au service de mon pays."

10h30 - François Rebsamen: "Les premiers mots que Michel Sapin m'a adressé, c'est pour me dire combien ce ministère est l'un des plus beaux de ce pays. Et ce ministère, je dois l'admettre, je ne m'y attendais pas". "Je mets mes pas dans ceux de Michel Sapin", assure le nouveau ministre. Michel Sapin, très ému, a ensuite quitté le ministère du Travail pour la prochaine passation de pouvoir.

10h25 - Michel Sapin se dit "fier" que la mention "dialogue social" ait été ajoutée à l'intitulé du ministère du Travail.

10h20 - Ségolène Royal candidate... en 2015? Si elle laisse maintenant la présidence de Poitou-Charentes, ce serait pour mieux se représenter en 2015.

10h00 - Ségolène Royal abandonne la région Poitou-Charentes. La nouvelle ministre de l'Ecologie va abandonner la présidence de Poitou-Charentes, pour ne pas cumuler les mandats. Elle transmettra donc la présidence de la région "avant l'été", a précisé la ministre.

9h30 - François Rebsamen est arrivé au ministère du Travail pour la passation de pouvoirs avec Michel Sapin. Il s'est dit "très concentré, très intéressé par le sujet".

9h15 - "Plus vite, plus loin, plus fort". Le mot d'ordre est donné: Najat Vallaud Belkacem, ministre des Femmes, de la ville, de la jeunesse et des sports s'exprimait en direct sur BFMTV. Elle s'est dite "très heureuse" de rester au gouvernement, qui se trouve "dans une démarche de redressement au service des Français", selon elle.

09h00 - Bernard Cazeneuve à l'Intérieur. Un choix qui a surpris, et notamment les syndicats de police et de gendarmerie.

08h30 - Le commerce extérieur sous Fabius. Stéphane Le Foll, désormais porte-parole du gouvernement, confirme sur Europe 1 que le commerce extérieur, dont la secrétaire d'Etat Fleur Pellerin devrait avoir la charge, sera désormais du "domaine de l'international" - comprendre dans le portefeuille de Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères.

07h50 - "Je suis certaine que Manuel Valls mettra son énergie au service de la France", affirme la nouvelle ministre des Affaires sociales Marisol Touraine sur RTL. Mais elle admet qu'il "faut aller plus vite". "Mais nous ne devons pas le faire en sacrifiant notre modèle social ni notre modèle santé".

07h30 - Moscovici commissaire européen? Selon RTL, l'ancien ministre de l'Economie et des finances, exclu du gouvernement, deviendrait commissaire européen sur proposition de François Hollande.

07h00 - La première intervention de Manuel Valls. Le Premier ministre était l'invitée de TF1 mercredi soir. Il y a confié son désir de redonner confiance aux Français, tout en se plaçant dans la continuité de l'action menée par Jean-Marc Ayrault. Même s'il compte aller "plus vite". >> Valls place son action sous le signe de la "continuité" et de "l'efficacité"

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