Otages tués durant l'assaut : Hollande soutient l'Algérie

Le chef de l'Etat a estimé samedi lors d'un déplacement en Corrèze que l'Algérie avait eu "la réponse la plus adaptée" à la prise d'otages, alors que d'autres pays s'agacent de cette intervention en force.

A. G. avec AFP
Le 20/01/2013 à 8:36
Mis à jour le 20/01/2013 à 11:12

7 jours BFM - Prise d'otage en Algérie, le scénario de l'assaut - 19/01


Venu à Tulle samedi en Corrèze, François Hollande a apporté très clairement son soutien à l'Algérie dans sa gestion de la prise d'otages sanglante sur un site gazier du Sahara, estimant que les autorités du pays avaient eu les réponses "les plus adaptées".

"Nous n'avons pas encore tous les éléments mais, quand il y a une prise d'otages avec autant de personnes concernées et des terroristes aussi froidement déterminés, prêts à assassiner leurs otages, ce qu'ils ont fait, un pays comme l'Algérie a les réponses qui me paraissent à mes yeux les plus adaptées, car il ne pouvait y avoir de négociation", a estimé le chef de l'Etat devant des journalistes en Corrèze.

Durant l'assaut final, sept otages étrangers ont été exécutés par leurs ravisseurs, alors que les forces spéciales de l'armée algérienne pénétraient dans le site gazier d'In Amenas et abattaient onze des jihadistes. Un bilan provisoire fait état de 23 otages tués au total, dont un Français.

"La France n'est pas isolée au Mali"

"Tout le monde a accablé l'Algérie mais les Algériens sont souverains chez eux", a-t-on rapporté dans l'entourage du président, alors que Londres et Tokyo notamment ont fait part de leur colère pour ne pas avoir été prévenus de l'assaut des forces spéciales algériennes.

Evoquant des terroristes qui "ne connaissent pas de frontières : Mali, Niger, Libye", le président français a estimé que les évènements algériens justifiaient plus encore l'intervention militaire de la France au Mali : "S'il y avait besoin de justifier l'action que nous engageons contre le terrorisme, nous aurions là un argument supplémentaire".

Il a prévenu que l'opération Serval durerait "le temps nécessaire pour que le terrorisme soit vaincu dans cette partie-là de l'Afrique". Il doit recevoir ce dimanche les familles des sept otages français toujours retenus au Sahel.

Le chef de l'Etat a aussi assuré que la France n'était pas isolée dans son action au Mali, "d'abord parce qu'elle est appuyée par les pays européens, qui nous apportent de l'aide sous toute ses formes, ensuite parce que nous travaillons avec les pays africains".

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