EN DIRECT, ALGERIE - Bilan provisoire officiel : 53 morts

L'armée algérienne a donné l'assaut final, samedi, contre les derniers jihadistes retranchés dans le complexe gazier d'In Amenas. Le bilan provisoire officiel est samedi soir de 21 otages et 32 ravisseurs tués.

BFMTV
Le 19/01/2013 à 9:45
Mis à jour le 19/01/2013 à 22:04

>> L'ESSENTIEL

• L'assaut final a été donné samedi contre les jihadistes.

• Selon un bilan provisoire, 21 otages et 32 ravisseurs auraient péri pendant l'assaut.

Vivez en temps réel les derniers évéments sur la prise d'otages en cours depuis mercredi sur un site gazier à In Amenas, dans le centre-est de l'Algérie.

>> Ce live est maintenant terminé, retrouvez le bilan de cette journée ici

20h15 - Cinq Britanniques sont morts ou disparus, selon le chef de la diplomatie anglais, William Hague.

19h56 - Le bilan provisoire officiel de la prise d'otage est de 21 otages et 32 ravisseurs tués.

19h53 - Le corps de l'otage français, Yann Desjeux, tué en Algérie a été reconnu.
"Le corps de Yann a été reconnu sur le site par un employé qui le connaissait bien et il est en cours de rapatriement sur Alger" a indiqué samedi soir son entourage familial.

18h50 - Le Premier ministre japonais dit avoir reçu des autorités algériennes une "information grave" sur la situation des otages japonais.  Le porte-parole en chef du gouvernement japonais, Yoshihide Suga, a précisé peu après que les informations données par Alger "parlaient de mort" et évoquaient les Japonais employés sur le site, dont on est toujours sans nouvelles.

17h58 - Quatre des employés de BP pris en otage sont toujours portés disparus. "Au moment de l'attaque, il y avait 18 employés de BP" sur le site et 14 sont "sains et saufs", a précisé l'entreprise dans un communiqué. Mais "ni les autorités sur le terrain, ni les gouvernements internationaux, ni BP n'ont pu localiser quatre d'entre eux".

17h44 - François Hollande a estimé que l'Algérie avait eu "les réponses" les "plus adaptées", car "il ne pouvait y avoir de négociation" avec les preneurs d'otages.

16h20 - La Norvège confirme la fin de l'opération militaire à In Amenas. "Le ministère des Affaires étrangères a reçu confirmation que l'opération militaire à In Amenas est terminée", a déclaré un porte-parole, Frode Andersen. La Norvège est sans nouvelles de six de ses ressortissants sur le site d'In Amenas.

16h05 - Un otage roumain a été tué et un autre libéré. "Nous venons d'avoir la confirmation du décès de l'un des cinq Roumains pris en otage en Algérie" a déclaré le premier ministre roumain. "L'armée algérienne prend actuellement soin du Roumain libéré dont nous ignorons l'état de santé", a-t-il précisé.

15h55 - François Hollande déplore que des otages aient été "lâchement assassinés".

15h20 - 20 à 25 otages auraient péri depuis mercredi.
C'est le lourd bilan que dresse une source de sécurité algérienne après l'assaut final contre le site gazier d'In Amenas, qui aurait à lui seul fait sept victimes parmi les otages.

14h30 - L'assaut final donné. L'armée algérienne aurait donné en milieu de matinée l'assaut final face aux jihadistes, selon une source de sécurité algérienne. Lors de cet assaut, sept otages étrangers et onze ravisseurs auraient péri. Les otages "auraient été assassinés en représailles", selon cette source.

13h30 - L'otage français tué était un ancien militaire des forces spéciales. Yann Desjeux, l'otage français tué lors de l'assaut mené par l'armée algérienne, était un ancien militaire du premier régiment de parachutistes d'infanterie de marine (1er RPIMa) de Bayonne, a indiqué samedi le maire d'Anglet, où il possédait un restaurant.

En sa mémoire, la ville des Pyrénées-Atlantiques a placé ses drapeaux en berne pour une semaine. Dans cette région de rugby, le maire a également "demandé aux clubs sportifs de respecter une minute de silence" lors des "matches" les jours prochains.

12h15 - La sécurité des entreprises françaises en question. Avec la prise d'otages d'In Amenas, plusieurs entreprises implantées sur des zones à risques se posent la question de la protection de leur site et de leurs employés sur place :

12h00 - Doute sur la nationalité française d'un assaillant. Invité samedi matin de France 3 Bretagne, le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian a indiqué qu'il ne "pouvait pas assurer" qu'un des membres du groupe islamiste présent sur le site était de nationalité française.

11h45 - Plus d'otages français, selon Le Drian. "Il n'y a plus d'otages français en Algérie à la connaissance des autorités françaises", a affirmé samedi matin le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian.

Les otages restants seraient trois Belges, deux Américains, un Japonnais et un Britannique.

11h40 - Le chef des preneurs d'otages identifié ? Selon l'agence mauritanienne ANI, il s'agirait d'Abdul Rahman al-Nigiri ("Le Nigérien"), un combattant nigérien proche de Mokhtar BelMokhtar, présenté comme le chef des "Signataires par le sang".

Son commando comprendrait une quarantaine de personnes originaires d'Algérie, d'Egypte, du Niger, du Tchad, de Mauritanie, du Mali et du Canada, qui se seraient infiltrés en Algérie depuis le Niger.

11h10 - Un otage philippin avait "une bombe autour du cou". La femme d'un ouvrier philippin retenu en otage sur le site puis libéré après l'assaut des forces algériennes raconte le calvaire de son mari pendant l'opération de sauvetage.

"Ils lui ont mis une bombe sur lui, comme un collier", a affirmé Edelyn Andrada dans une interview a la station de radio de Manille, DZMM. "Heureusement, la bombe installée dans le camion n'a pas fonctionné. Les bombes dans les autres véhicules ont été déclenchées et des gens sont morts".

Actuellement soigné à l'hôpital, son mari avait commencé à travailler quelques jours plus tôt seulement sur le site d'In Amenas.

10h30 - Le point sur la situation samedi matin. Un groupe d'une dizaines d'otages toujours retenus sur le site, une grande majorité de salariés libérés, un Français tué dans le dernier assaut de l'armée algérienne. Le point sur les derniers éléments de la prise d'otages d'In Amenas en vidéo :

10h15 - Trois otages roumains libérés. C'est ce qu'a annoncé samedi matin le ministère roumain des Affaires étrangères : "Un otage roumain a réussi à contacter l'ambassade à l'aide d'un téléphone portable, et a reçu une assistance quant aux pas à suivre, ce qui lui a permis de sauver sa vie."

Deux autres ont été libérés tard vendredi et se trouvent désormais sous la protection des forces algérienne. Les démarches en vue de leur rapatriement sont en cours.

10h00 - Deux Norvégiens sains et saufs, six manquants. Deux ressortissants norvégiens, sur les huit portés manquants sur le site d'In Amenas, sont sains et saufs, a annoncé samedi le groupe pétrolier Statoil.

Statoil a par ailleurs indiqué que sur les 17 employés, essentiellement norvégiens et algériens, présents mercredi sur le site, au moins 11 étaient en vie.

9h30 - Premiers témoignages de rescapés. Libérés à la faveur de l'assaut des forces d'intervention algériennes jeudi, plusieurs ex-otages ont commencé à livrer des détails sur la prise d'otage et les raids de l'armée algérienne :

9h00 - L'ONU condamne des actes haineux. Le Conseil de sécurité de l'ONU a dénoncé vendredi l'attaque "haineuse" et la prise d'otages. "Le Conseil de sécurité condamne dans les termes les plus fermes l'attaque terroriste contre le site d'In Amenas, en Algérie", selon un communiqué approuvé par les quinze membres de l'instance.

Le Conseil appelle en outre les Etats à "coopérer activement avec les autorités algériennes".

Le communiqué souligne enfin que les mesures prises pour combattre le "terrorisme" doivent respecter "les lois internationales" relatives "aux droits de l'homme" et aux "réfugiés". Ce rappel survient alors que les gouvernements de plusieurs pays dont des nationaux figurant parmi les otages à In Amenas ont appelé l'Algérie à tout faire pour protéger la vie des otages.

8h30 - Le Japon ne pardonnera pas. Le Premier ministre japonais Shinzo Abe a déclaré samedi matin que la prise d'otages en Algérie était un acte "ignoble" que le Japon "ne pardonnera jamais". "Cette affaire est extrêmement ignoble, nous ne pourrons jamais pardonner", a-t-il déclaré à la presse à l'issue d'une réunion de crise à Tokyo, à peine rentré d'une tournée en Asie qu'il a d'ailleurs dû écourter en raison de cette crise impliquant des ressortissants japonais.

8h00 - Le Premier ministre japonais tient une réunion de crise. Shinzo Abe a tenu samedi matin une réunion de crise juste après son retour d'une tournée écourtée en Asie, a annoncé l'agence de presse Kyodo.

"Je tiens à apporter une réponse ferme", a déclaré Shinzo Abe, cité par Kyodo, appelant à poursuivre les efforts pour obtenir des informations précises sur la situation des otages, parmi lesquels se trouverait encore un Japonais.

7h30 - Un Américain tué. Un Américain a été tué, a annoncé vendredi soir le département d'Etat, confirmant une information d'une télévision américaine. "Nous pouvons confirmer la mort du ressortissant américain Frederick Buttaccio lors de la prise d'otages en Algérie", a déclaré dans un bref communiqué la porte-parole de la diplomatie américaine, Victoria Nuland, exprimant "les plus profondes condoléances" des Etats-Unis "à sa famille et à ses amis".

7h00 - L'otage français mort gérait un restaurant à Anglet. Yann Desjeux, l'otage français dont le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius a annoncé vendredi la mort lors de l'opération menée par l'armée algérienne, gérait un petit restaurant à Anglet (Pyrénées-Atlantiques), a-t-on appris sur place.

Yann Desjeux, décrit par les voisins comme âgé d'une cinquantaine d'années, et par certains témoins comme un ancien militaire, figure sur le site Linkedin comme travaillant dans la société de logistique gazière RedMed.

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