Virgin casse les prix et provoque la colère des salariés

Après son dépôt de bilan en janvier, Virgin Megastore liquide lundi et mardi ses stocks à prix cassés. Une opération qui, comme le rapporte "Métro", choque les salariés menacés par le chômage.

M.R.
Le 13/05/2013 à 18:55
Les salariés de Virgin manifestant le 30 avril dernier à Paris. (sparkynick94 - Témoins BFMTV)

Le procédé choque les salariés et certains clients. Virgin Megastore, la chaîne de biens culturels qui a fait faillite en janvier dernier, se livre lundi et mardi à un déstockage géant auprès de ses salariés et de ses clients détenteurs d'une carte de fidélité.

Si l'opération a de quoi séduire, rapporte Métro, certains salariés se disent "écoeurés par la méthode". Interrogé par le quotidien, un délégué syndical indique ne pas croire que les bénéfices de la vente seront reversés aux salariés, comme l'a indiqué la direction. "Nous ne sommes pas dupes, d'autant que le repreneur le plus probable de Virgin, Rougier & Plé, a dit qu'il rachetait mais avec les stocks… Depuis le 19 avril et jusqu'à dimanche 12 mai, les mégastores proposaient déjà du-25% sur les produits, dès lundi, on passe à la vitesse supérieur, du -60%, comme ça, ils sont sûrs qu'il ne restera rien…" précise-t-il ainsi.

Selon Métro, des clients de l'enseigne se sont également déclarés choqués par une telle initiative.

Indemnités de départ correctes

Le 30 avril dernier, plusieurs centaines de salariés de Virgin s'étaient rassemblés à Paris devant le Virgin Megastore des Champs-Elysées, pour demander des indemnités de départ correctes, avant de se rendre devant le siège de Lagardère, leur actionnaire historique.

Placé en redressement judiciaire le 14 janvier, le distributeur de biens culturels a bénéficié de 4 mois pour réorganiser ses activités ou négocier une reprise de ses actifs.

Sur cinq offres de reprise, seules trois préservent des emplois. La principale, de la société d'arts créatifs Rougier et Plé, ne portant que sur 11 magasins (285 salariés). Deux autres visent la reprise d'un seul magasin, les deux dernières étant des offres de rachat de droit au bail ou de résiliations amiables de baux.
    
Aucune ne propose de reprendre le coûteux magasin des Champs-Élysées qui emploie 184 salariés.
    
Le tribunal de commerce doit examiner les offres le 23 mai et rendre sa décision environ deux semaines plus tard.

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