Tuerie de Chevaline : la gendarmerie veut interroger le tueur du Valais

Un éventuel rapprochement pourrait être fait avec d'autres homicides perpétrés dans la région.

L.B avec AFP
Le 04/01/2013 à 15:31
Mis à jour le 04/01/2013 à 16:23
La tuerie de Chevaline avait fait quatre morts, en septembre 2012. (AFP)

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La gendarmerie française de Haute-Savoie s'intéresse au tueur du Valais dans le cadre de son enquête sur la tuerie de Chevaline. Elle veut interroger l'auteur de la tuerie de Daillon, dans le canton suisse du Valais, survenue mercredi soir, selon une source policière à Sion (canton du Valais) vendredi.

"La police française (NDR : en fait la gendarmerie) de Haute-Savoie, qui s'interroge sur un éventuel rapport entre cette tuerie et les homicides non élucidés survenus ces dernières années dans la région, a déposé une demande en ce sens", déclare le porte-parole de la police cantonale. Le tueur de Daillon, blessé par la police suisse au moment de son interpellation, est hospitalisé dans le canton.

La piste du tueur fou relancée ?

Selon le porte-parole de la police cantonale, il s'agit "d'un contact de police à police", et la demande a été faite auprès du Centre de coopération police-douane à Genève.
    
Le journal britannique The Telegraph, dans son édition de vendredi estime qu'il y a des similitudes entre la tuerie de Daillon, qui a fait trois morts et deux blessés, et celle de Chevaline (Haute-Savoie), le 5  septembre 2012, qui a fait quatre morts et un blessé. Selon le journal, le profil psychologique du tueur recherché par la gendarmerie française ressemble à celui du tueur suisse, qui a fait un séjour en psychiatrie.
    
Le procureur français Eric Maillaud, en charge du dossier, a en effet indiqué qu'une des pistes était celle d'un tueur fou. Les gendarmes français sont ainsi à la recherche dans les hôpitaux psychiatriques de la région, mais aussi en Suisse et en Italie, d'un éventuel "tueur fou".
    
Par ailleurs, l'arme du crime de Chevaline est un ancien Luger PO-6, une arme utilisée dans les années 30 dans l'armée suisse. Or, le tueur de Daillon s'est également servi d'une ancienne arme de l'armée suisse, un mousqueton.
    
Enfin, les quatre victimes d'Annecy ont été tuées de deux balles, ce qui laisse à penser qu'il s'agissait d'un tireur entraîné.

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