Prof accusé de chantage : "C'était un consentement mutuel"

Accusé d'avoir réclamé jusqu'à 10.000 euros aux parents d'un élève qui risquait d'être exclu, un enseignant du Nord explique à BFMTV n'avoir "rien demandé".

A.K. avec AFP
Le 01/02/2013 à 22:17
Mis à jour le 01/02/2013 à 22:24

Nord : consternation dans le lycée du professeur maître-chanteur - 01/02


"C'était un consentement mutuel". C'est en ces termes que l'enseignant, accusé d'avoir réclamé de grosses sommes d'argent aux parents d'un élève qui risquait d'être exclu, explique avoir reçu l'argent du couple.

Témoignant face cachée, il explique sur BFMTV "n'avoir rien demandé" à la famille, qui "voulait" cet arrangement. Il affirme d'autre part avoir "été agressé", "blessé dans sa chair" par cet élève, qui lui a jeté des boulettes en papier en décembre 2011.

Une "négociation sordide"

Pourant, selon le procureur, en juin 2012, c'est bien le professeur, qui enseignait dans un lycée du Nord, à Aulnoye-Aymeries, qui aurait contacté les parents "pour leur demander des réparations", affirmant avoir subi "de graves conséquences traumatiques". Il aurait alors réclamé "qu'on lui verse 10.000 euros".

La famille de l'élève étant très modeste, "une négociation un peu sordide" a ensuite débouché sur une somme de 7.500 euros, répartie en versements mensuels de 300 euros. Le professeur et sa compagne aurait formalisé l'engagement en faisant "signer une convention" aux parents.

Placé en garde à vue, le professeur aurait d'abord "nié les faits", selon le procureur.

La question du jour

Etes-vous pour l'instauration d'un forfait aéroport pour les taxis?