Boubakeur condamne l'homosexualité et enflamme Twitter
"Nous (musulmans) condamnons l'homosexualité, mais nous ne voulons pas être homophobes", a déclaré mardi Dalil Boubakeur, le recteur de la Grande Mosquée de Paris. Des propos qui ont fait réagir sur Twitter.
V. G.
Le 08/01/2013 à 16:23
Mis à jour le 08/01/2013 à 16:52
"Si la religion musulman rejette formellement l'homosexualité en tant qu'orientation, mal vue et condamnée dans les textes sacrés, l'Islam en France, disons, ne peut non plus se taxer d'homophobie", a-t-il ajouté.
Le présentateur d'Europe 1, Bruce Toussaint, ayant visiblement du mal à comprendre ses propos, a alors invité le recteur de la Grande Mosquée de Paris à préciser sa pensée.
"Depuis Sodome et Gomorrhe"...
"Il est certain que depuis Sodome et Gomorrhe, l'orientation (homosexuelle) est condamnée dans la religion musulmane, comme dans toutes les religions monothéistes, c'est clair. Mais le fait sociétal est suffisamment complexe, difficile à cerner pour établir des lois ou imposer un certain nombre de comportements. Je pense que ce n'est pas l'affaire des législateurs ni des religions, mais c'est une affaire de société, d'humanité qui change. Nous devons l'accepter parce que c'est Dieu qui l'a créé de cette manière-là", a alors déclaré Dalil Boubakeur.
Écoutez la totalité de l'interview (particulièrement à partir de 1min) :
Des propos semblant contradictoires à plusieurs commentateurs, notamment sur Twitter, qui n'ont pas hésité à charger le recteur de la Grande Mosquée de Paris. Parfois avec humour, parfois de manière violente et insultante.
Boubakeur ne participera pas à la manifestation anti-mariage homosexuel
Dalil Boubakeur a ensuite déclaré qu'il ne participera pas à la manifestation contre le mariage homosexuel le 13 janvier. "Nous ne voulons pas participer à une manifestation sociétale ou l'organiser", a-t-il lancé. Tout en n'appellant pas non plus à ne pas s'y rendre, estimant que c'est à chacun de prendre sa décision selon sa "liberté de conscience", "première valeur de notre société".
Interrogé ensuite sur sa position vis-à-vis des musulmans homosexuels, le recteur a assuré n'être "ni leur juge ni leur justicier". "Dieu a créé cette orientation comme il a créé la variété de l'humanité (...). Malgré les édictions religieuses, cette réalité, je ne suis pas chargée par le bon Dieu de la modifier, de la condamner et encore moins de la stigmatiser", a conclu le recteur.