Le Sénat maintient l'abattement fiscal des journalistes

Le Sénat a rejeté une série d'amendements visant à la suppression de l'abattement fiscal des journalistes. Cette "niche" permet aux journalistes de déduire jusqu'à 7.650 euros de leur revenu imposable.

BFMTV avec AFP
Le 23/11/2012 à 18:51
Le Sénat maintient l'abattement fiscal des journalistes. (BFMTV)

Le Sénat a rejeté vendredi, dans le cadre de l'examen du budget 2013, une série d'amendements visant à la suppression et/ou la réduction de l'abattement fiscal des journalistes. Une "niche" qui leur permet de déduire jusqu'à 7.650 euros de leur revenu imposable par an, pour frais professionnels.Pour Catherine Procaccia (UMP), à l'origine de la série d'amendements rejetés, "le budget de l'Etat pour 2013 impose des efforts fiscaux sans précédents à l'ensemble des Français qui doivent tous y contribuer dans la mesure de leurs possibilités".

Supprimer l'abattement pour les directeurs, le réduire de moitié pour les autres

"Actuellement, le revenu fiscal de référence des journalistes se situe sous le seuil inférieur de la tranche de l'impôt sur le revenu à 14%. Il convient donc de le rétablir dans un souci de justice fiscale", a-t-elle encore expliqué.

C'est en fait les directeurs de journaux qui étaient particulièrement visés. Selon Catherine Procaccia, qui propose de les exclure de cet avantage fiscal, ils ne seraient pas soumis aux mêmes exigences professionnelles que les rédacteurs ou les photographes.

Mais la sénatrice UMP comptait tout de même réduire l'abattement fiscal de moitié pour tous les journalistes, le faisant passer de 7.650 euros à 3.825 euros.

Pour le gouvernement, cet avantage "constitue un soutien à la presse"

"Le gouvernement est soucieux de soutenir l'activité de la presse", a souligné dans sa réponse François Marc, le rapporteur du projet de loi de Finances, annonçant que la commission des Finances est défavorable à ces amendements.

"Cet avantage constitue d'une certaine manière un soutien à la presse", a-t-il développé en rappelant "qu'on engagera prochainement une réflexion avec la Cour des comptes sur l'aide à la presse".

Le gouvernement est également défavorable à ces amendements. Ils "risquent de manquer leur cible", a expliqué le ministre du Budget, Jérôme Cahuzac. "L'avantage fiscal des journalistes a une apparence, établir une certaine inégalité, mais surtout une vérité qui est de favoriser les entreprises de presse", a souligné le ministre.

Le montant de cet avantage, appelé allocation pour frais d'emploi, n'a pas été revalorisé depuis treize ans.

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