Pistorius : Hilton Botha démis de ses fonctions, la police nomme un nouvel enquêteur

Cette annonce intervient après la révélation par la police sud-africaine de l'implication du principal enquêteur dans sept tentatives de meurtres.

M. T. avec AFP | Vincent Gir (vidéo)
Le 21/02/2013 à 16:08
Mis à jour le 21/02/2013 à 17:21

Les rebondissements s'accélèrent dans l'affaire Pistorius. Après la révélation jeudi que le principal enquêteur, Hilton Botha, était lui-même soupçonné de sept tentatives de meurtres, la direction de la police a annoncé dans l'après-midi qu'un nouvel enquêteur allait être nommé à sa place.

"Nous reconnaissons l'importance et la gravité de cette affaire", a souligné la directrice de la police nationale sud-africaine, Riah Phiyega, qui a annoncé en personne la nomination d'un nouveau policier de haut rang pour poursuivre cette enquête, Vinesh Moonoo.

Selon le Guardian qui rapporte les propos de Riah Phiyega, l'homme, "qui fait partie des meilleurs enquêteurs d'Afrique du sud", va "rassembler autour de lui une équipe de policiers hautement qualifiés et expérimentés".

Botha démis de ses fonctions

De son côté, Hilton Botha a été démis de ses fonctions d'enquêteur principal dans l'affaire impliquant le champion paralympique Oscar Pistorius, accusé du meurtre de sa petite amie Reeva Steenkamp le 14 février dernier.

L'inspecteur Botha, qui a dirigé l'enquête au domicile de l'athlète, aurait tiré sur un taxi collectif en 2009. Selon lui, le taxi avait fait une queue de poisson à son véhicule de police alors qu'il poursuivait des bandits.

Selon un porte-parole de la police, qui a révélé ce fait jeudi matin, celle-ci n'avait été informée que la veille de son implication.

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Le sérieux de l'enquête ébranlé

Mercredi, Me Barry Roux, l'avocat d'Oscar Pistorius, avait déjà effrité la crédibilité d'Hilton Botha en pointant les failles de l'enquête en audience.

L'inspecteur avait dû admettre successivement que ses hommes avaient "oublié" de prélever une douille dans la cuvette des toilettes, et étaient entrés dans la maison sans chaussures de protection. Ils n'ont pas non plus vérifié les appels téléphoniques de l'accusé.
    
Il avait également dû reconnaître la faiblesse de témoignages clés, après que l'avocat avait révélé qu'un témoin, qui affirmait avoir entendu des cris de dispute dans la nuit, habitait en réalité à plus de 300 mètres de la maison de Pistorius, et qu'un autre avait déclaré avoir fait état de cinq ou six tirs alors que la police avait affirmé que Pistorius n'a tiré que quatre fois.

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