Mali : les femmes de Gao retrouvent la liberté

REPORTAGE - Depuis le départ des combattants djihadistes à Gao, les femmes ne sont plus soumises aux lois strictes de la charia.

Julia Delage et Guillaume Hoair
Le 21/02/2013 à 15:29

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Le sourire est revenu sur le visage des femmes au marché de Gao, au nord-est du Mali. Il y a encore un mois, l’application stricte de la charia imposée par les islamistes les obligeait à sortir intégralement voilées. Les envoyés spéciaux de BFMTV ont recueilli leurs témoignages.

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Pas le droit de rire

"Avant on était obligées de porter un foulard tout noir, et on ne pouvait parler à personne, on avait même pas le droit de rire", raconte Aicha Ousmane.

Mais pour Fatoumata, qui tient une échoppe depuis vingt ans sur le marché, les islamistes ne sont pas les pires par rapport aux indépendantistes du MNLA, le Mouvement national pour la libération de l'Azawad.

Les indépendantistes du MNLA "pires"

"Les islamistes c’est toujours mieux. Avec les islamistes, on pouvait acheter des choses au marché, les autres (les indépendantistes du MNLA, ndlr) ils nous frappaient, nous volaient, et violaient les femmes", témoigne cette femme, qui a même conservé son hidjab, son voile noir.

A Gao, la majorité des habitants sont musulmans et pratiquants. Les femmes portent donc naturellement le hidjab. Mais, selon elles, tout est une question de choix. Et l’arrivée des Français leur a justement permis de retrouver cette liberté.

La question du jour

Si cela était possible, seriez-vous prêt à habiter sur une autre planète?