Mali : la fastueuse maison du Mujao à Gao

Alors que l'armée française continue sa progression vers le Nord en ayant notamment sécurisé la ville de Borem, les habitants de Gao goûtent un timide retour à la liberté. Mais la chape de plomb qui s'est abattue pendant neuf mois par les islamistes a laissé des traces jusqu'au cœur de la ville.

Julia Delage | Guillaume Hoair et D. N.
Le 19/02/2013 à 13:28
Mis à jour le 19/02/2013 à 13:33

7 jours BFM - Mali : après la victoire, le doute - 17/02


A Gao avant l'arrivée des troupes françaises qui continuent leur progression vers le Nord du Mali et la ville de Borem, les habitants devaient cohabiter avec les partisans du mouvement terroriste islamiste Mujao (Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest).

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Vestige de cette occupation, une somptueuse demeure occupée par les islamistes rappelle aux habitants de mauvais souvenirs. Ce centre de recrutement construit il y a trois ans a été pillé juste après l'arrivée des militaires français. La maison jouit d'un faste plutôt rare dans la région. Selon Mohammed, un habitant de la ville, l'argent qui a permis d'édifier cette base provient de l'argent de la drogue.

Du reste, le Mujao, privé de l'accès à l'essence et à a nourriture, perd du terrain. Si les forces des terroristes s'amenuisent, l'armée malienne ne relâche pas sa pression. Ses hommes filtrent jour et nuit les entrées et sorties aux portes de la ville.

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