Crise en Centrafrique : le couvre-feu instauré dans la capitale

Alors que les rebelles du Séléka, qui gagnent progressivement le pays, se rapprochent de la capitale, Bangui, le gouvernement a pris une mesure de sécurité en instaurant un couvre-feu, valable de 19 heures à 5 heures du matin.

A.S. avec AFP
Le 29/12/2012 à 21:53
Mis à jour le 29/12/2012 à 22:17
Les rebelles du Séléka se rapprochent de Bangui, la capitale de la Centrafrique. (AFP)

Centrafrique : le régime de Bozizé aux abois


Un couvre-feu a été instauré de 19 heures à 5 heures locales à Bangui, la capitale centrafricaine, menacée par les forces rebelles du Séleka, selon un décret lu à la radio samedi soir par le ministre de l'Administration territoriale. Les rebelles se trouvent désormais à moins de 150 km de la ville.
    
"Le président de la République, chef de l'Etat (François Bozizé) [...] instaure un couvre-feu dans la capitale centrafricaine Bangui à compter de ce jour samedi. Il court de 19 heures le soir à 5 heures du matin", a annoncé le ministre, Josué Binoua. "Tous les contrevenants s'exposeront à des sanctions", a ajouté le ministre.

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Rues désertes

Le Séléka, qui combat le président François Bozizé au pouvoir depuis 2003, a pris sans combat la ville de Sibut, à 160 km au nord de la capitale, trois semaines après le début de son offensive.

Il n'y a désormais plus que la ville de Damara, à 75 km, où sont concentrées les forces armées centrafricaines et des forces tchadiennes pour empêcher les rebelles de marcher sur la capitale.
    
Samedi à 21 heures, les rues de Bangui étaient désertes, tous les restaurants du centre-ville se sont dépêchés de fermer et de nombreux magasins fermés étaient gardés par des hommes armés de machettes, pour éviter les pillages.

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