BFMTV
Politique

Pour Alexis Corbière, Yaël Braun-Pivet est la "Benalla de l'Assemblée"

Alexis Corbière était invité de BFMTV ce vendredi.

Alexis Corbière était invité de BFMTV ce vendredi. - Capture BFMTV

Les députés de l'opposition qui participaient à la commission d'enquête de l'Assemblée ont boycotté la suite des auditions ce vendredi. Ils protestent contre la liste jugée trop restrictive établie par la co-rapporteure, députée de la majorité.

Lors de la suite des auditions de la commission d'enquête de l'Assemblée, les rangs étaient très clairsemés. Les députés des différentes opposition ont décidé de boycotter la suite de l'enquête parlementaire, après le refus de sa co-rapporteure, Yaël Braun-Pivet, d'interroger des membres de l'Elysée et des proches d'Emmanuel Macron. Invité de BFMTV ce vendredi matin, le député insoumis Alexis Corbière a qualifiée sa collègue de la majorité de "Benalla de l'Assemblée nationale", jugeant qu'elle "protège le président".

"La présidente de la commission (des Lois, dotée des prérogatives d'une commission d'enquête sur l'affaire Benalla), Yaël Braun-Pivet, c'est la Benalla de l'Assemblée nationale", a-t-il lancé. "Elle protège le président et elle dit maintenant 'on arrête, c'est fini, on ne peut plus auditionner'".

Alexandre Benalla "voulait réorganiser les services de sécurité du président pour les avoir à sa main, moi l'Etat Macron, je n'en veux pas", a déclaré Alexis Corbière.

"Ils ne supportent pas les oppositions"

L'autre co-rapporteure de la commission d'enquête, le député LR Guillaume Larrivé, a suspendu jeudi sa participation, dénonçant "une parodie". Il a entraîné derrière lui le reste de l'opposition, dont les Insoumis et Marine Le Pen, pour le Rassemblement national. Dans la liste des futurs auditionnés défendue par Guillaume Larrivé, figurait "toute la chaîne hiérarchique" de l'Elysée, jusqu'au secrétaire général Alexis Kohler, et au ministère de l'Intérieur, entendu une première fois.

"Il faut que ces gens-là, je parle de mes collègues députés d'En Marche, s'aperçoivent que le Parlement, ce n'est pas une réunion d'En Marche, ce n'est pas eux qui décident de tout", a insisté Alexis Corbière. "C'est l'Etat Macron, ils ne supportent pas les oppositions".

"Ne laissez pas les pouvoirs sur un seul homme qui ne rend pas de comptes aux peuples", a-t-il exhorté, défendant l'idée d'une VIe République promue par le chef de file de La France Insoumise, Jean-Luc Mélenchon.

Charlie Vandekerkhove avec AFP