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Vincent Peillon: "Il faut renforcer nos capacités en matière de cyberdéfense et de cyberattaque"

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- - Bertrand Guay AFP

Mieux encadrer les nouveaux emplois créés par le secteur high-tech, accroître les outils de Défense de la France... voici ce que propose le dernier candidat déclaré à la primaire de la gauche sur le numérique.

Vincent Peillon a pris sa décision en apprenant que le président de la République ne briguerait pas un nouveau mandat. Dernier candidat déclaré à la primaire de "La belle alliance populaire", son programme ne comporte pas un volet dédié au numérique, cependant le sujet est présent un peu partout dans son programme.

Fier de son plan numérique pour l’Education, mis en place en 2013, l'ancien ministre souhaite poursuivre ce programme et le prolonger avec un plan Universités numériques. Au menu : numérisation des campus, création de learning centers et multiplication des Moocs.

Dans les autres domaines, Vincent Peillon est peu disert. Par exemple dans le domaine de la santé, il veut aider la télémédecine à se développer. A propos de l'industrie culturelle française, le candidat du PS se positionne en faveur d'un accompagnement des "mutations liées au numérique". Concernant les organismes sociaux, il souhaite développer les usages sur Internet. Et pour les lanceurs d'alerte, il appelle de ses voeux une meilleure protection.

En matière de défense, le candidat à la présidence de la République déclare vouloir renforcer les capacités du pays en matière de cyberdéfense et de cyberattaque. Malheureusement, on en saura pas plus pour l'instant sur les cibles et les techniques de ces cyberattaques. Il se dit par ailleurs déterminé à maintenir "au plus haut degré la surveillance des réseaux salafistes, ainsi que de la propagande, notamment sur Internet". Là, encore, on aimerait plus de détails.

S'adapter aux emplois liés aux nouvelles technologies

Il y a un domaine où le candidat est plus prolixe sur les enjeux numériques, c’est le monde du travail. Selon lui, les entreprises françaises sont en retard en matière d’intégration des nouvelles technologies. Il faut donc les inciter à accélérer le mouvement pour qu’elles soient plus compétitives au niveau international. Il constate également que de "nouvelles formes d’emploi se développent à grande vitesse", comme le travail sur les plates-formes numériques, et souhaite donc en conséquence des protections adaptées à cette nouvelle donne. Et s’il propose de revenir sur plusieurs dispositions de la Loi Travail, il conserverait le droit à la déconnexion.

Enfin, s’il ne parle pas directement de l’équipement du territoire en haut-débit ou de la fracture numérique, l’ancien ministre de l'Education demande la mise en place d’un plan européen de 1.000 milliards d’euros pour "la transition énergétique, le numérique, les télécommunications, la recherche, l’innovation, la formation, la jeunesse" sans toutefois donner plus d'informations sur la répartition de cette enveloppe.

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Sa bourde "high-tech" : il déclare sur France Info, en 2009, avoir du mal à s’adapter au Web et à la transparence qu’il amène.

Son coup d'éclat: avoir porté le plan numérique pour l'Education en 2013.